Ighram / Pollution à grande échelle

Les hauteurs de la commune d’Ighram qui faisaient office, il n’y a pas si longtemps, de zone de pacage pour les animaux en transhumance et de lieu de repos et de détente pour les randonneurs, en quête de calme rédempteur et de sensations procurées par l’ivresse de l’altitude sont, toute honte bue, lamentablement souillées par des quidams peu soucieux de l’environnement en y déposant des ordures hétéroclites. Le visiteur qui espérerait pérégriner dans ce non man’s land, serait glacé d’épouvante devant ce spectacle de désolation. Packaging divers, tessons de bouteille, fiente de volaille, carcasses et appareils électroménagers, déchets hospitaliers…. Les immondices sont disséminées sur plusieurs kilomètres sur les accotements, les caniveaux, les ravins et les bas-côtés des axes routiers. «Le phénomène est apparu il y a environ cinq ans et au fil des ans, les choses sont allées de mal en pis», fait remarquer le premier magistrat de la commune d’Ighram. «J’ai saisi l’APC d’Ililten, le chef de daïra d’Akbou et la direction de l’environnement. Cette dernière a dépêché une commission d’enquête sur le terrain, mais hélas rien de concret n’a été fait pour le moment», se plaint notre interlocuteur. Les responsables municipaux d’Ighram redoutent la contamination des sources d’eau alimentant les villages Ath Hiani, Ath Mekedem et Ath AmarOuzeggane, situées à quelques encablures de ces décharges sauvages. «Si rien n’est fait en temps opportun, les sources d’approvisionnement seraient incontestablement affectées par les rejets polluants et il serait alors trop tard pour entreprendre quoi que ce soit», avertit un habitant de la région.

M. Maouche