L’avènement, la semaine écoulée, d’une “commission d’inspection” diligentée par le ministère, ne semble pas avoir ramené à de meilleurs sentiments les étudiants grévistes de l’Institut des sciences, décidés à poursuivre leur mouvement de protestation. Pourtant, les protestataires avaient, pour rappel, conditionné leur reprise des cours par justement la venue d’une “commission d’enquête”. Ont-ils donc intellectualisé les concepts “enquête” et “inspection” pour déduire qu’à vrai dire il n’a pas été répondu à leur doléance ou constatent-ils que la commission en question n’a, du moins jusque-là régler aucun problème ? Ce qui ne semblait pas être l’avis du professeur Amarouche, qui avait qualifié de signe positif la présence de la commission ministérielle au Centre universitaire et qui ne cachait pas son optimisme, quant à la prise en charge des doléances soulevées par les étudiants. D’ailleurs, il ne manquera pas d’appeler ses étudiants à la sagesse et à la reprise des cours, avant que cela ne soit trop tard. Avec cette décision de maintenir la grève, qui en est à sa quatrième semaine, il sera, et c’est le moins que l’on puisse dire, de plus en plus difficile au staff enseignant de rattraper le retard accumulé. Revoilà donc le spectre de l’année blanche de retour.
S. O. A.
