Le procès de Benchicou reporté

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l Les neuf procès en appel, pour lesquels devait comparaître Mohamed Benchicou, d’abord en tant qu’accusé principal dans quatre procès concernant ses propres écrits, puis, en qualité de co-accusé responsable de la publication, dans cinq autres affaires impliquant des journalistes du Matin, jugés en première instance en avril 2005, ont été ajournés. Ces derniers procès s’étaient conclus par la condamnation de Yasmine Ferroukhi et Youcef Rezzoug (3 mois de prison ferme pour des écrits jugés diffamatoires à l’égard du ministre de l’Energie et des Mines), Hassan Zerrouky et Abla Cherif (5 mois ferme suite à une plainte en diffamation du milliardaire émirati Al Shorafa) et Ghada Hamrouche (6 mois avec sursis).Mohamed Benchicou, incarcéré depuis le14 juin 2004 et qui devait être présent hier au tribunal Abane-Ramdane, n’a pas été ramené à la cour. Le procès est donc reporté à une date ultérieure sans aucune précision, ni explication. Vu « le traitement d’exception » qui est imposé à Benchicou, à savoir  » le rejet injustifié de sa demande de mise en liberté provisoire pour raison médicale ou encore le refus de le laisser accéder à des soins médicaux spécialisés nécessités par une grave pathologie invalidante », on est en droit de s’interroger sur les véritables motifs de cet énième report. Est-il dû à l’état de santé de Benchicou ou y a-t-il une autre raison ?A une question posée avant-hier au chef du gouvernement sur le cas précis de Benchicou, Ouyahia répondra « qu’il ne souhaite la prison à personne. » Doit-on comprendre par là que cette affaire, qui obscurcit les relations presse-pouvoirs publics dans notre pays, pourrait connaître un dénouement heureux ?

H. Hayet

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