Bitumage de la route de Tizi-Larbaâ

Pour traverser l’agglomération de Draâ El Mizan, il faut avoir des nerfs d’acier pour supporter la circulation intense des véhicules mais surtout celle des camions de gros tonnages ou ces semi-remorques chargés de briques, ou des camions-citernes de produits inflammables. Pour les chauffeurs au cœur fragile, il n’est pas aisé de s’aventurer sur la RN 25 entre Tizi-Larbâa et Draâ El Mizan, soit 4 km mais faite de 56 virages dangereux où, à la moindre inattention, on termine inévitablement au fond du ravin après plus d’une centaines de mètres en chute libre. Au demeurant, l’état de la chaussée était dans un état lamentable avec des nids de poule partout. Sa réfection a commencé depuis ces derniers jours, à partir de Tizi-Larbâa en descendant vers Draâ El Mizan. Néanmoins, malgré la réfection de cette chaussée, dans les respects des normes, la déception de tous les usagers est grande. «Nous attendons impatiemment, depuis fort longtemps, la réalisation d’une rocade ou du moins l’élargissement de la chaussé comme cela avait été fait pour le tronçon Tizi-Larbâa/Aomar (gare) ainsi que la suite de la RN 30, de la sortie de DEM jusqu’à M’Chedallah. Ce n’est pas possible qu’on n’arrive pas à planifier un projet», fulmine ce transporteur qui vit le calvaire de ce tronçon au quotidien. Par ailleurs, la RN 68 a connu, cette dernière semaine, une petite opération de réhabilitation sur un tronçon de 300m environs, à la sortie ouest de Boufhaima où cette partie de la chaussée était devenue un vrai casse-tête pour les chauffeurs, dont certains s’étaient retrouvés nez à nez en voulant éviter les crevasses et les vallons. «C’est maintenant qu’on vient rapiécer une telle route nationale. Il y a quelques jours, c’est mon carter et toute la vidange que j’ai laissés, soit plus de 3 000 DA, alors que bientôt, nous serons forcés d’acheter la vignette», se plaint cet énième automobiliste.

Essaid N’Ait Kaci