A Maatkas, Internet est surtout synonyme de déprime et d’angoisse. Pour s’évader dans le monde virtuel, il faut compter sur beaucoup de chance et avoir énormément de patience. Pour seulement ouvrir sa boite e-mail, il faut plus d’une demi heure d’attente pendant les premières heures de la matinée. Quand à l’après midi et durant la soirée, il vaut mieux s’abstenir car vos clics seront vains dans la plupart des cas. Une situation qui n’arrange personne. Les propriétaires des six cybercafé se sont entendus pour saisir Actel et Algérie Télécom de Tizi Ouzou. A présent, ils sont en phase de la collecte de signatures pour déposer leurs doléances au niveau des services concernés. Des centaines d’internautes, invités à témoigner se disent très insatisfaits de la qualité de la connexion. Ils la trouvent, sans hésitation aucune, trop faibles. Un des «cyberman», que nous avons rencontré notera : «La connexion est trop lente. Les déconnexions se font de plus en plus fréquentes. Nos clients sont malmenés et s’en vont ailleurs. Du coup c’est notre gagne pain qui est compromis. Nous n’allons pas croiser les bras. Nous nous sommes entendus pour saisir les responsables du secteur pour améliorer l’état du réseau. Nous souhaitons que notre doléance soit entendu dans l’optique de remettre le train sur rail».
Pour leur part, les internautes rencontrés, sont unanimes à reconnaître la lourdeur excessive du réseau. Bélaïd, un de ceux que nous avons apostrophé fulminera : « A présent, même l’Internet nous est interdit. Ce n’est pas acceptable. Pour consulter sa boite e-mail ou ouvrir la page souhaitée, il faut avoir des nerfs d’acier. A Ouadhias, par contre, ce n’est pas la même chose. Il suffit d’un seul clic pour accéder au site souhaité. Il faut remédier à cette fâcheuse situation ». Il est à rappeler qu’à Souk El Tenine, une commune voisine, le réseau s’est sensiblement amélioré depuis l’interpellation d’Actel. Les Internautes Maatkis ne veulent et ne souhaitent que la prise en charge effective de leur cri de détresse.
Hocine T.
