Le Snapest demande des mesures politiques et sociales concrètes

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Le syndicat national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (SNAPEST) condamne les actes de vandalisme sur les écoles, les lycées et les édifices publics, biens de pauvres. Néanmoins, le bureau national du SNAPEST se dit « comprendre la fureur des jeunes algériens qui se sont élevés contre la cherté de la vie », a-t-on appris auprès du communiqué du SNAPEST.

A l’issue de sa réunion tenue le 9 janvier dernier, le bureau national du SNAPEST incombe la responsabilité entière du mouvement de protestation des jeunes algériens contre la flambée « brutale » et « soudaine » des prix des produits de large consommation aux pouvoirs publics qualifiés d’« Amnésiques, arrogants et aveugles » devant cette révolte, dont les signes avant-coureurs existent. Ces signes, explique le communiqué du Snapest, sont, entre autre, le verrouillage des libertés en générale et syndicale en particulier, ainsi que l’absence de dialogue et de concertation sociale.

Le bureau national du SNAPEST impute le mouvement de révolte des jeunes algériens à l’inflation galopante et incontrôlée, érodant le pouvoir d’achat. « Les citoyennes et les citoyens se désintéressent ostensiblement de la chose publique, convaincus que, de toute façon, cela ne changera rien. Harrga, l’Europe ou la mort est le choix douloureux de notre jeunesse », peut-on lire dans le communiqué du Snapest.

En outre, le bureau national de cette entité syndicale s’incline devant la mémoire des victimes de la révolte, et demande des mesures politiques concrètes, en plus des mesures sociales longuement revendiquées. Quand à l’union nationale des professeurs de l’éducation et de la formation (UNPEF), il a contesté haut et fort les « agissements agressifs » et « criminels » des jeunes algériens à travers leur mouvement de protestation qui a secoué une vingtaine de wilayas du pays.

Cette organisation syndicale dénonce vigoureusement les actes de vandalisme des jeunes algériens qui ont également saccagé les établissements scolaires. Effectivement pas moins, de 45 établissements scolaires ont été touchés par les actes de violence des jeunes algériens, à travers le territoire national. Il s’agit notamment de 21 lycées, 20 CEM, et 4 écoles primaires.

Suite aux actes de violence qui ont secoué une vingtaine de wilayas du pays, l’Unpef a lancé un appel aux enseignants des trois paliers confondus, pour sensibiliser les élèves sur la gravité et l’impact négatif qui a surgi, suite aux actes de sabotage et de pillage qui touchent les biens publics et privés.

Cependant, cet organisme syndical appelle les pouvoirs publics à ne pas étouffer les libertés en général et syndicales en particulier, et contribuer au développement de la société civile afin de maintenir le pouvoir d’achat et garantir une vie décente aux citoyens.

L.O.

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