La reprise des cours a eu lieu dans différents paliers à l’appel des associations des parents d’élèves, après les violentes émeutes qui ont secoué la région et dont les écoles, pour la première fois, ont été la cible des manifestants.
Les CEM et lycées ont fait objet de sabotage et d’actes vandales ; portes défoncées, vitres brisées, matériel (ordinateurs, data shows, imprimantes, chaînes stéréo, mobiliers et fournitures de bureau, tables, chaises) volés et cassés !
Le CEM Nouveau connu pour ses exploits scolaires, sous quelques prétextes qu’on entend par ci,par là le qualifiant d’école de privilégiés et de fils de cadres, a été brûlé et se trouve dans un état de dégradation avancé : salle de profs et bureaux administratifs incendiés, bureau de l’UDS (fauteuil dentaire de 250 millions de centimes) saccagé Bloc de cuisson et chaudière démontés et spoliés sous les yeux de la population et des autorités qui ont refusé d’intervenir et ce, malgré les appels téléphoniques incessants du directeur de l’établissement très affecté par la sale tournure des événements.
En dépit de cette situation catastrophique, les parents d’élèves, le directeur et le personnel de l’établissement réunis à la salle de cinéma de la ville le 12-01-2011, ont lancé le défi d’ouvrir les portes du CEM aujourd’hui dimanche, aux élèves de 4e AM et dans les jours à venir, aux élèves des autres niveaux.
Par conséquent, un appel à la solidarité et au volontariat a été lancé par les organisateurs de la réunion à l’intention des parents. Actuellement, 6 entreprises ont été engagées par la subdivision et travaillent comme des fourmis afin que l’établissement soit prêt pour accueillir de nouveau les potaches qui ont pleuré leur école.
L’association des parents d’élèves a tiré à boulets rouges sur les autorités locales, accusés de laxistes pour n’avoir pas pris au sérieux les écrits de l’APE revendiquant une clôture pour l’école et d’autres dispositifs sécuritaires.
Les autres CEM et lycées n’ont pas enregistré des dégâts considérables grâce à la vigilance des citoyens qui se sont organisés afin d’éviter le pire. Cette violence ne sera pas sans conséquences sur la scolarité des chérubins, c’est pourquoi les enseignants doivent déployer un effort pédagogique et psychologique immense pour illustrer les dangers de cette voie de revendication, et aider les apprenants à retrouver un climat propice au travail.
A. Besabs
