Le tronçon du chemin de wilaya N°98, reliant le chef-lieu de la daïra de M’Chedallah à celui de la wilaya de Bouira, a été récemment réaménagé au grand bonheur des habitants des localités traversées par cette route ainsi que les centaines, voire des milliers, d’automobilistes qui l’empruntent quotidiennement. Seulement, voilà qu’au niveau du village Hagui, les habitants ont constaté après les travaux d’aménagement, des ralentisseurs d’un genre particulier. Ces derniers sont réalisés à l’aide de pierres et de boue, ce qui constitue un grand danger pour les piétons et les automobilistes. Les risques de dérapage sont évidents pour les usagers de cette route, au niveau de ce village, à l’approche des ralentisseurs car aucune plaque de signalisation n’a été installée pour indiquer leur présence. Ce qui fait que les automobilistes sont souvent surpris par ces dos d’âne, hors norme, et se retrouvent dans l’obligation de taper sur la pédale des freins brusquement, à quelques centimètres seulement des ces ralentisseurs, ce qui augmente le risque du dérapage.
De leur coté les habitants de ce village, relevant de la commune d’El Adjiba, ont expliqué la réalisation de ces ralentisseurs par la multiplication des accidents de la circulation sur ce tronçon, qui est souvent emprunté par les automobilistes à une grande vitesse. Plusieurs accidents graves ont déjà eu lieu à cet endroit et les victimes étaient, pour la plupart des cas, de petits écoliers, qui empruntaient cette route pour rejoindre leurs différents établissements scolaires situés au village Semmache. Les administrations compétentes, à leur tête l’APC d’El Adjiba et la subdivision des travaux publics de la daïra de Bechloul, doivent agir sans délai pour installer des ralentisseurs répondant aux normes requises en la matière et, du coup, mettre un terme au danger que provoquent ceux réalisés par les habitants de Hagui pour protéger leur progéniture des chauffards.
Nadia Hamani

