Le lycée Ben-Boulaïd sans proviseur

Comme s’il fallait satisfaire à un rituel immuable,le lycée Mustapha Ben Boulaïd se retrouve encore cette année sans directeur. Depuis quelques jours, les affaires courantes en plus de celles qui lui incombent, habituellement, sont confiées à madame le censeur. A chaque rentrée scolaire, les élèves et leurs parents sont surpris de voir leur établissement sans responsable ou avec un nouveau qui, comme ses prédécesseurs partira dès qu’il obtiendra sa titularisation. Une semaine après la reprise, le bureau du directeur reste étrangement fermé, faute de locataire. Les parents d’élèves ne cessent d’attirer l’attention de la tutelle sur cet état de fait, mais en vain. Ces lycées de montagnes sont finalement devenus des centres de formation de cadres de l’éducation. Comment parler, dans ce cas, de travail et de résultats, lorsque le premier responsable ne pense qu’à changer d’air dès son arrivée. Les neuf mois de l’année scolaire lui suffisent, tout juste, à découvrir les lieux et le personnel. Quant à se soucier de l’avenir ou d’établir un plan de travail sur une plus ou moins longue échéance, afin d’améliorer les résultats des enfants, on laisse le soin de le faire, au successeur. Et la valse continue. Lors de sa dernière intervention, le ministre de l’Education a parlé de l’obligation de résultats et menacé de limogeage les contrevenants. On devait aussi, impliquer les directions de l’éducation qui ne devraient pas permettre des mutations, souvent abusives, des directeurs (les CEM aussi sont concernés) et des proviseurs, ayant un certain nombre d’années sur un poste comme stipulé par la réglementation, toujours en vigueur. A partir de là, on pourrait fixer des échéances et parler de stabilité.

Nacer B.