Boufhaima Promise par l’association Tagmats de Lyon – La restauration de la stèle Matoub Lounès en attente

C’est peut-être l’une des premières bourgades, où au lendemain de l’assassinat de Lounès Matoub, une stèle y a été érigée pour que le combat du Rebelle ne soit pas vain. Mais après quelques années, elle a été saccagée et on n’ y voit plus son effigie sur cette route nationale qui traverse Boufhaima, à cinq kilomètres à l’ouest de la ville de Draâ El Mizan, en allant vers Tizi-Gheniff. Il ne reste que l’expression « le poète ne meurt jamais ». A l’occasion de la célébration, avant-hier, du 55° anniversaire de la naissance de Lounès, des jeunes discutent sur les moyens à mettre pour restaurer ce monument. « Cela fait mal au coeur de regarder ce lieu dépourvu du portrait de Lounès. C’est une honte pour ceux qui ne font rien pour le restaurer. Et pourtant, il fait partie de notre mémoire collective », note au passage un jeune à peine âgé de vingt-cinq ans. D’autres répètent la même chose, mais à présent, rien n’est encore fait. Heureusement, l’association Tagmats de Lyon, présidée par Dalil Makhloufi, oeuvre de manière à « redonner vie » à ces stèles saccagées ou abîmées. Car, cette association a déjà fait un grand pas en rénovant celles de Draâ El Mizan, Tizi-N’Tletta, Maâtkas et celle de Bounouh. « Nous avons comme projet trois restaurations urgentes: celles de Frikat, Laqahwa N’Sebt à Tizi-Gheniff et bien sûr celle de Boufhaima », nous avait confié le président de Tagmats, l’été dernier. Donc, ceux qui attendent cette rénovation doivent savoir que Tagmats collecte de l’argent et édite une revue dont les sommes amassées serviront à ces rénovations.

Amar Ouramdane