Tout comme leurs camarades des lycées des Ouadhias, d’Azazga et d’autres localités de Kabylie, les élèves du lycée d’Aït Yahia Moussa ont bouclé une semaine de grève.
Le cinquième jour a été consacré à une marche au chef-lieu de leur commune. Quant à leurs revendications, elles ne diffèrent pas de celles soulevées ailleurs. Les grévistes demandent à ce que le programme soit allégé et que la tutelle leur donne, immédiatement, les derniers cours. « Même si le ministre a annoncé que les cours vont s’arrêter le 12 mai, ce n’est pas clair. On ne sait pas encore où vont s’arrêter nos professeurs. Ces derniers travaillent la peur au ventre. Ils craignent des sanctions s’ils n’arrivent pas au terme de leurs répartitions annuelles », nous a expliqué un élève de troisième année secondaire. Même les professeurs ne croient pas à ce qui est annoncé dans la presse. « D’accord, on parle de l’arrêt des cours le douze mai, mais on n’a rien reçu comme directives. Une fois que la colère des élèves sera estompée, nous serons toujours sous pression, car il faut qu’on remette au proviseur l’état d’avancement chaque semaine. Personne ne va vous protéger si les sanctions tombent », nous a confié à ce sujet, un professeur ayant requis l’anonymat. Et d’ajouter: » le premier trimestre s’est déroulé dans de très bonnes conditions, mais, dès la rentrée, des problèmes ont surgi car ils ont eu vent de l’arrêt des cours le 27 mai. Il faudrait beaucoup de transparence ». Les lycéens ont, au terme de cinq jours de grève, tenu une réunion. On croit savoir, selon une source proche de l’établissement, qu’ils reprendront les cours ce dimanche. Avec tous ces mouvements de protestation incessants, y aura-t-il, au moins, une réflexion qui sera engagée afin de mettre un terme à ces interruptions répétitives qui ne sont bénéfiques pour personne? Les parents, leurs enfants, les professeurs n’attendent que cela.
Amar Ouramdane

