Seddouk Pollution, eaux usées, margines… – Menace sur le village !

Seddouk Ouadda est un beau village dans la commune de Seddouk. Autrefois, on l’appelait le village fleuri, situé qu’il est au milieu d’une végétation luxuriante. Malheureusement, aujourd’hui, il est de toute part menacé par la pollution.

Enserré entre deux rivières dont les eaux sont souillées par les eaux usées et les margines des huileries. A commencer par la rivière de Bordj qui passe à côté du village et qui reçoit les eaux usées du village Seddouk Oufella, situé en amont. Autrefois, ces eaux limpides sortant directement des entrailles de la terre au lieudit Thala Aïcha, servaient pour l’irrigation des cultures pratiquées sur la plaine d’Ighoudhane telles que les fèves, les céréales et les légumineuses. Aujourd’hui, plus rien ne se cultive avec ses eaux polluées. Pire encore, en la traversant en été il fallait parfois se boucher les narines pour ne pas sentir les odeurs nauséabondes qui s’y dégagent. Si l’on tient à cela, la rivière d’Irmane, qui traverse le village, n’est pas épargnée par la pollution. Autrefois, ses eaux limpides et claires servaient à faire tourner un grand nombre de moulins à grains et à irriguer les cultures de l’autre versant du village, notamment la plaine de Lejnan, un nom qui indique une grande ferme agricole. Aujourd’hui, recevant les immondices humains du grand quartier d’Irman du village de Tibouamouchine et les margines des huileries situés en amont, ses eaux noirâtres donnent envie de vomir. Les riverains se plaignent de la prolifération des mouches et moustiques induits par la pollution de ses eaux. «Il y a 3 ans, nous avons demandé à l’APC l’inscription d’un projet d’assainissement pour canaliser les eaux usées et les margines dans une conduite, et ne laisser circuler dans la rivière que les eaux propres pour les utiliser à l’irrigation comme autrefois. Nous avons reçu un accord de principe mais la concrétisation du projet tarde à venir, s’il n’est pas déjà remis aux calendes grecques », explique un ancien notable du village.

L. Beddar