Bouira C’est aujourd’hui que s’ouvre le procès des cadres de l’Education – Un verdict attendu avec impatience !

Les cadres de la direction de l’Education de la wilaya de Bouira, placés sous contrôle judiciaire depuis juin 2009, devront comparaître ce matin devant le tribunal qui doit faire la lumière sur les différents scandales mis à jour par le CNAPEST, et dont certains faits remontent à juin 2008.

C’est un procès dont le verdict est attendu avec beaucoup d’impatience au vu de l’intérêt suscité par les citoyens.

En effet, et déjà lors des deux premières comparutions, la salle du tribunal du chef-lieu de wilaya s’était avérée trop exiguë pour contenir toute la foule venue assister aux procès des différents hauts responsables de l’académie.

Parmi les accusés, l’ex directeur de la direction de l’Education qui effectue toujours le déplacement de Khenchela pour répondre des chefs d’accusations retenus à son encontre mais également l’ex secrétaire général actuellement en poste au ministère de l’Education.

A noter que plusieurs chefs de services qui sont toujours en poste au niveau de la D. E de Bouira, sont aussi soupçonnés d’être impliqués dans ces scandales qui n’ont toujours pas dévoilés tous leurs secrets. Pour rappel, ces scandales impliquant à l’origine 69 personnes avaient été révélés d’une manière fracassante par le Cnapest de Bouira, et avaient longuement défrayé la chronique juste après la période des examens de l’année scolaire 2008 – 2009.

Le CNAPEST avait alors soulevé entre autres, des anomalies lors de la session de l’examen du bac, des recrutements fictifs au sein de la direction de l’Education etc.

Les minutieuses et longues investigations de la police avaient permis de déterminer les responsabilités de chacun des mis en cause avant leurs placements sous contrôle judiciaire. Parmi les griefs retenus entre autres, l’affaire dite des “ouvertures de postes fictifs” à des proches de quelques fonctionnaires de l’académie et la perception de paie par certains autres parents de hauts responsables.

C’est ainsi que les enfants de l’ex directeur de l’académie, de l’ex secrétaire général et de chefs de services actuellement en poste sont aussi appelés à la barre pour être entendus par le magistrat.

Idem pour des enseignants recrutés durant cette période et qui devront répondre aux questions du juge. Une autre affaire dévoilée par le CNAPEST concerne la gestion des œuvres sociales ainsi que des irrégularités flagrantes ayant entaché l’examen du baccalauréat 2008 – 2009.

De même, l’accusation d’un directeur d’établissement scolaire faisant part de corruption à l’encontre de certains responsables de la direction de l’Education. De graves accusations qui impliquent également des responsables de la Fonction publique concernant les concours des PES et des PEF. Lors de la première comparution, c’est justement l’absence de témoins clés, commel’ un des cadres de la Fonction publique, toujours en poste, ainsi que d’autres personnes appelées à témoigner, que le tribunal a renvoyé l’affaire au 17 janvier.

Le 17 janvier, et à cause de l’absence d’autres témoins, l’affaire à été renvoyée pour le 31 janvier. Cela étant, ces reports sont justifiés et nécessaires pour les besoins du juge qui s’attellera à prouver la culpabilité ou l’innocence des différents mis en causes.

Pour le coordinateur du Cnapest, M Zoubir Messaoudi, que nous avons contacté ce dernier ne souhaite pas interférer dans cette affaire en cours d’instruction : ‘’ Nous souhaitons que la justice fasse son travail, juridique et judiciaire, librement dans le cadre des lois de la République et qu’elle s’en tienne à la législation…. . ’’

Par ailleurs, notre interlocuteur tient à préciser que si la justice blanchit les mis en cause, le Cnapest revendiquera leur réintégration.

En attendant que justice soit rendue, le coordinateur de ce syndicat espère que de tels scandales ne ressurgissent pas et n’ entachent plus de nouveau le secteur de l’Education.

Une allusion faite au retard quant à l’affichage des résultats des concours PEF, PES, et autres, organisés par la direction de l’Education qui n’ont toujours pas été rendus public.

Un soupçon de plus pour le coordinateur du CNAPEST qui dénonce l’instruction ministérielle de l’année dernière visant à écarter délibérément le représentant des fonctionnaires lors des délibérations. Une mise à l’écart qui augmente davantage les suspicions d’autant plus que les listes des résultats ont déjà fait plusieurs aller et retour entre la DE et la Fonction publique ces dernières semaines.

Auprès de la D. E, on nous assure que la direction de l’Education n’est engagée en rien dans ce retard et que la faute incombe uniquement à la Fonction publique. Il faut souligner que plusieurs milliers de candidats à ces examens sont toujours dans l’expectative et s’interrogent sur les causes de ce retard.

Un retard qui ne fait qu’accroître des soupçons auprès des candidats qui pensaient que ces pratiques étaient bel et bien révolues, d’autant que les listes des résultats seraient fin prêtes et qu’il ne resterait plus qu’à les afficher.

Hafidh. B