Si jeunesse savait… comme Ali son compagnon d'Ath Laziz

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Il affirme pouvoir vivre décemment de l’agriculture, de la vente de l’huile d’olive et de figues sèches. Il dit que c’est un trésor à portée de main. Un message que les jeunes devraient écouter.

Ali Khelfani est un jeune d’Ath Ivoughardane, un village de la commune Ath Laaziz, dans la wilaya de Bouira. Plus futé peut-être que d’autres, il a choisi, avec un compagnon, de s’éloigner de sa région où, sur la longue route nationale rattachant l’est du pays à la capitale via Bouira, la concurrence est très rude dans la vente de l’huile d’olive et des figues sèches. Agé de 27 ans, il a choisi de louer un garage à Fréha (40 kilomètres au nord-Est de Tizi-ouzou) et un accotement d’une route menant vers Tizi-ouzou, à mi-chemin entre Chaoufa et Chaâyeb, pour exposer ses produits, l’huile d’olive de pure qualité produit dans une huilerie traditionnelle et fonctionnant sans filtre, précise-t-il, ainsi que des figues sèches issues de ses propres figuiers. Et ça marche !

– Est-ce que ça gagne? Il affirme que oui.

– Est-ce un produit garanti?

–  »Oui c’est ma propre production », répond-t-il. A la question de savoir si un villageois peut vivre de l’agriculture, aujourd’hui en Kabylie. Il répond sans hésitation par l’affirmative. Il est catégorique pour ajouter que c’est un trésor à portée de main pour chacun. Un peu plus loin de son étalage, de fortune mais néanmoins bien attirant, son compagnon expose ses produits dans le même style. Ce qui est frappant c’est qu’ils apparaissent très détendus et souriants ce qui les différencie, de la plupart de nos jeunes souvent à la mine agressive et qui activent dans le commerce informel et les « parkings » ainsi que d’autres activités, tout aussi problématiques, comme la vente du tabacs, voire même de la drogue. Bien entendu, Ali et son ami ont pensé à varier leurs étals. Ils ont orné l’ensemble avec de petits sachets de cacahouètes et de noix. Modernité oblige.

Saïd El-Haroufella

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