M’Chedallah Cité 200 logements – L’usure de l’étanchéité met une famille en danger

C’est un véritable cri de détresse que lance le chef de famille, Lamri Youcef, locataire, à M’Chedallah centre, d’un logement OPGI, sis à la cité 200 logements au bloque 2, 4e étage. Dossier contenant plusieurs requêtes, procès verbaux d’interventions de la protection civile et enfin procès verbal de constat de la commission technique de daïra en main (dont nous détenons une copie), ce citoyen extrêmement désemparé nous a approchés pour nous faire part de son angoisse et celle de sa famille qui vit dans un appartement dont l’étanchéité est complètement détériorée, ne retenant plus aucune goutte d’eau, pire, elle risque l’effondrement à tout moment. Sur insistance de ce malheureux père de famille, fils de Chahid de surcroît, nous avons constaté effarés, que le plafond de cet appartement situé au dernier étage, est une véritable passoire qui ruisselle de partout, inondant complètement l’ensemble des pièces, murs et meubles et le parterre entièrement inondé un décor effrayant et intenable. Deux dangers imminents guettent cette famille. Le premier, étant celui des risques de chute de pans entiers de la dalle du plafond qui comporte des lézardes et fissures inquiétantes, le 2e danger vérifiable est celui de l’électrocution par les fils dénudés de l’installation électrique incrustés dans ce plafond. La plupart des interrupteurs des chambres présentent une masse électrique et que les membres de cette famille courent le risque d’être court-circuité à leur contact. Le désarroi de ce chef de famille au bord de la dépression nerveuse, s’explique par le fait que ni le procès verbal d’intervention de la protection civile du 11 octobre 2010, ni celui de la commission technique de daïra du 12 octobre 2010, établi et signé conjointement avec celui de la prévention de l’ EPSP et l’hygiène communale qui confirment ces faits et qui soulignent l’urgence d’une intervention et prise en charge de ces avaries, ne semblent toucher les organismes directement concernés par cette situation dramatique. Sinon, comment expliquer que 4 mois après les constats alarmants rédigés noir sur blanc, rien n’est fait pour sécuriser cette famille. Suite aux intempéries de ces derniers jours, les membres de la famille Lamri ont dû utiliser tous les ustensiles en leur possession, bacs, cuvettes en plastique, casseroles, pour recueillir l’eau qui s’infiltre par le plafond afin d’éviter une inondation. Dans la cuisine, nous avons remarqué avec un pincement au cœur, un nourrisson de 4 mois qui dormait sous un parapluie.

Oulaid Soualah