Pas de Protection civile pour la commune

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Les autorités locales n’en reviennent pas, la brigade de la Protection civile ne sera tout simplement pas érigée à Maâtkas.

Pourtant son utilité dans la région n’est pas à démontrer. Un élu local nous révélera :

« Nous avons tout fait pour l’implantation de cette unité dans notre commune. Nous sommes allés jusqu’à proposer sa construction au stade communal. Nous avons même accepté d’ouvrir et d’aménager un accès à cette caserne. Nous avons pris le risque de décevoir toute la masse juvénile et sportive de Maâtkas. Hélas, cela n’a pas suffit à maintenir la réalisation de cette caserne de la Protection civile à Maâtkas. C’est regrettable ».

Il est à signaler que la plus proche unité de la Protection civile se trouve aux Ouadhias, une localité distante d’au moins 15 kilomètres. Pour arriver à Maâtkas, les camions de la dite Protection civile mettront au moins une heure de route.

C’est dire tout le temps de perdu. L’incendie aurait déjà avalé des dizaines d’hectares de forêts et si c’est un accident de la route, le blessé aurait déjà assez souffert et pourrait même succomber à ses blessures.

C’est dire, toute l’importance de la réalisation d’ une unité de la Protection civile dans la région. De toutes les manières à Maâtkas plusieurs infrastructures o combien importantes de nos jours, manquent à l’appel.

Par ici, c’est pratiquement le désert. A l’exception du siége de la daïra, de l’exigu siége de mairie, de la mini poste souvent à cours de liquidités, de la maison des jeunes en panne d’activités et d’imagination, de la salle de sport dégradée et délabrée et du centre de santé qui n’en est pas un, au risque de déplaire aux responsables, puis, plus rien d’autre. 50000 âmes en quête de bien de commodités.

Il est temps de doter cette paisible daïra d’infrastructures qui soulageraient et faciliteraient la vie aux populations locales.

Hocine Taib

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