Tizi-Ouzou Allégement du programme des classes términales – La décision différemment appréciée

La décision d’allégement du programme scolaire, en prévision du baccalauréat, a été différemment appréciée par les premiers concernés, à savoir les élèves des classes

terminales, à Tizi-Ouzou. Des élèves qui ont enclenché un mouvement de grève qui a duré plusieurs jours pour dénoncer justement l’allégement du programme. Après une période d’ébullition, les établissements secondaires de la wilaya semblent retrouver la sérénité en tout cas dans la wilaya de Tizi-Ouzou.

Satisfaction des élèves à Maâtkas…

Après les mesures d’allégement des programmes des classes de terminale, le maintien du calendrier des vacances scolaires, tel que prévu depuis le début de l’année scolaire, et l’invitation des professeurs à assurer des cours à une allure convenable pour permettre une assimilation meilleure et une large compréhension, les élèves du technicum de Maâtkas ont décidé de reprendre le chemin de l’école. Avant-hier, les cours ont repris normalement et la satisfaction était visible chez les élèves de ce lycée. D’ailleurs, nombreux sont ceux qui ont déclaré que la main tendue de la tutelle est la bienvenue. « Nous avons, finalement, obtenu gain de cause et c’est tant mieux pour nous. Les programmes étaient vraiment surchargés et intenables. Les professeurs ne faisaient que liquider les cours pour être dans les temps fixés par le ministère de l’éducation. Maintenant, nous espérons qu’ils nous consacrerons plus de temps et plus d’exercices pour une assimilation totale», dira Mourad, un candidat au baccalauréat. Concernant les autres élèves du nouveau lycée, le deuxième établissement de la wilaya en terme de résultats au bac de la session 2009/2010, ils continuent de poursuivre leur mouvement en se solidarisant avec un de leur collègue, accusé croient-ils, d’être le meneur du débrayage. Le proviseur de cet établissement apostrophé à ce propos nous apprendra :«Cet élève est d’un comportement intolérable. Nous avons, à plusieurs reprises, essayé de le rappeler à l’ordre, en vain. Nous avons alors convoqué son père, dans l’optique de solliciter son intervention. Le père, en homme compréhensif, a jugé le comportement de son fils inacceptable et il a même signé un engagement dans ce sens. Du coup, nous n’avons pris aucune mesure contre ce gamin qui est notre fils aussi. Mais au lieu de passer l’éponge, il n’a trouvé d’autre solution que de sensibiliser ces collègues pour empêcher la grande majorité des apprenants à rejoindre leurs classes. Du coup, notre établissement continue d’être paralysé au grand dam de tout le monde. Les parents sont invités à se joindre à nous pour en terminer avec ce mouvement qui n’a plus sa raison d’être». Pour leur part, les professeurs que nous avons rencontrés estiment que : « Les allégements opérés ne sont pas très importants. Mais le problème n’est pas là le programme initial aurait pu être achevé dans les temps s’il n’y avait pas cette grève. Avec cette donne, c’est surtout le niveau des futurs bacheliers qui prendra un autre mauvais coup». Dans tous les cas, aujourd’hui encore, les élèves du nouveau lycée sont dans la rue et ceux du technicum dans leurs classes. Une chose est sure, la grève n’est dans l’intérêt de personne. Les profs, les parents et les responsables sont invités à conjuguer leurs efforts pour permettre à ces cadres de demain de se former, de s’éduquer et de devenir des hommes et des femmes éclairés et connaisseurs. C’est là normalement, l’objectif premier de toutes les parties. « A un malheur qui s’éternise, au vide qui le caractérise, la vigilance doit être de mise, sauvons les innocents ! », dira l’auteur.

…Colère et résignation à Draâ El Mizan

La récente décision prise par l’inspection générale de la pédagogie, suite à la colère généralisée des élèves des classes de terminale, d’alléger les programmes, a été accueillie avec beaucoup de froideur par les intéressés.

“Tout a été affiché au lycée. Nous n’avons rien eu si ce n’est la suppression de la dernière leçon, ou des dernières séquences, de quelques matières. Ce que nous savions déjà à l’avance», nous déclarent, avec dépit, quelques lycéens qui s’attendaient, peut-être, à autre chose. En effet, nous avons relevé la suppression de la séquence 1 du projet d’appel (dimensions explicatives) s’agissant des leçons de français qui ne seront pas prises en considération au baccalauréat dans les séries mathématiques, techniques mathématiques, sciences expérimentales et gestion économie.

Alors que pour les lettres et philosophie ainsi que pour les langues étrangères, il a été décidé de la suppression de la troisième séquence du projet nouvelle fantastique (production d’une nouvelle fantastique). De même pour la physique, la huitième unité la dernière de ce programme, a été supprimée. “Avec au moins sept unités à étudier, nous espérons que nos prochains étudiants puissent suivre leurs études supérieures à l’université à peu près sereinement alors qu’au-dessous de ce capital de connaissances, il est impossible de se vanter de posséder le baccalauréat ou d’aller à l’université “, nous rétorquent les professeurs de cette matière. Pour les classes de philosophie, un seul cours a été touché à l’exemple des littéraires qui n’auront pas à connaître, ni à s’attarder sur le bonheur de la perception de l’art ou la philosophie des sciences humaines pour les classes de langues étrangères, tandis que La mondialisation et la diversité culturelle ou La science et l’épistémologie sera complètement ignorée chez les élèves des classes de gestion. “Pour notre classe de sciences expérimentales, l’allègement du programme n’a porté que sur la suppression du cours sur la loi de probabilité ainsi que les probabilités conditionnelles“, nous confient ces élèves qui sont fixés sur ce qui les attend. Par ailleurs, tous les lycéens des établissements d’enseignement secondaire de Draâ El Mizan ont repris leurs études normalement depuis la semaine écoulée. “Nous allons travailler le plus normalement avec nos professeurs qui ont été déjà instruits sur la manière de conduire leurs cours», nous déclarent nos interlocuteurs.

H. T. et Essaid N’Aït Kaci