Le transport scolaire, insuffisant

Sur le plan des infrastructures, cette dernière ne souffre pas de manque notamment pour l’enseignement primaire et moyen. Dans chaque village, il y a une école primaire. On peut dire que même dans certains hameaux, des établissements scolaires de type A 1, c’est-à-dire du premier palier ont été réalisés. Ainsi, l’école primaire de Tizra Aïssa, bénéficie de deux classes supplémentaires dont les taux d’avancement avoisine les 80%. Comme il y a lieu de noter aussi qu’à Tifaou, le groupe scolaire est réalisé à 90%. Pour l’enseignement moyen, Ath Yahia Moussa possède trois collèges implantés respectivement à Oued Ksari (chef-lieu), à Tafoughalt et à Tachtiouine. Un autre CEM est programmé du côté ouest pour les villages d’Iaâllalen et d’Ighil El Vir. Ce projet sera lancé incessamment. Selon une source locale, il est confié à une entreprise locale. Certes, l’enseignement secondaire sera consolidé par la construction du lycée d’un millier de places, cependant il faudra dire que les lycéens doivent encore souffrir quelques années en poursuivant leurs études à Draâ El Mizan, localité distante d’une trentaine de kilomètres du domicile de certains élèves résidant, à titre d’exemple, à Chérifi. Les insuffisances apparaissent sur le plan de la restauration et du transport. Certaines écoles sont dépourvues de cantines scolaires. Au CEM frères Oudni, seules les filles sont admises au réfectoire. Quant aux garçons, ils se contentent d’un morceau de pain et d’un verre de limonade pour les plus aisés. A Tachtiouine, le projet de cantine attend toujours son lancement. L’administrateur communal a déployé des efforts pour reprendre les travaux arrêtés à la cantine de l’école primaire d’Agoun Ahcène. D’ailleurs, cette infrastructure a atteint presque les 100% n’était ce le manque évalué à cent millions de centimes. Le problème dont souffre cette commune, reste tout de même le ramassage scolaire. Ce dernier n’est pas assuré pour tous les élèves notamment les lycéens. « Nous avons bénéficié de deux minibus (l’un de l’APW de Tizi Ouzou, et l’autre de la part de la solidarité nationale). Ces deux cars ne peuvent être utilisés que sur le trajet de Oued Ksari à Draâ El Mizan. Quant aux camions aménagés, ils assurent le transport des collégiens de leurs villages jusqu’au chef-lieu. En tout cas, sur ce plan, notre commune accuse un énorme déficit », nous a déclaré l’administrateur communal. Dans cet ordre d’idées, il faudra signaler que les lycéens de Tafoughalt qui étudient à Draâ El Mizan ne bénéficient guère de cette opportunité à tel point qu’ils doivent débourser 50 dinars/jour en aller et retour. C’est ainsi que se présente le secteur de l’éducation dans cette commune déshéritée qui attend surtout la réalisation de ce lycée en vue de soulager aussi bien les élèves que leurs parents.

Amar Ouramdane