Vibrant hommage à l’Amusnaw

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La maison de la culture de Tizi-Ouzou organise depuis jeudi dernier un vibrant hommage à Mouloud Mammeri, à l’occasion de la commémoration du 22e anniversaire de sa disparition. Pour cette occasion, un programme riche en activités est au menu.

C’est ainsi que les visiteurs ont à apprécier une exposition permanente (articles de presse, livres, photos…), tandis qu’aujourd’hui, il sera procédé au dépôt d’une gerbe de fleurs et au recueillement sur la tombe de feu Mouloud Mammeri, à Beni Yenni où il est enterré. Les activités se poursuivront par un concours de dictée en langue amazighe, organisé au siège social par l’Association des Enseignants de Tamazight. A 11h30, une conférence-débat sous le thème «le patrimoine matériel et immatériel» animée par Slimane Hachi et Rachid Bellil. A 14 heures, une autre conférence-débat signée par, entre autres, M. Chemakhi Saïd et Me Ahmed Zaïd Malika, sous le thème «Mouloud Mammeri à travers l’entretien avec Tahar Djaout». Aussi, une série de projections de films tirés de l’œuvre du défunt est au programme. Rendez-vous donc est donné aujourd’hui et demain, à 14h30 pour La colline oubliée de Abderrahmane Bouguermouh. Pour la journée de lundi, il est prévu au début de l’après-midi la projection du film l’Opium et le bâton d’Ahmed Rachedi. Par ailleurs, pendant toute la durée de la semaine dédiée à feu Mouloud Mammeri, sont tenues à la salle du musée de la maison de la culture, des journées portes ouvertes sur l’Association Culturelle Djurdjura pour la Sauvegarde du Patrimoine et de l’Authenticité de la wilaya de Tizi-Ouzou. Mouloud Mammeri est, rappelle-t-on, natif de Taourit-Mimoun en grande Kabylie, en 1917. Après ses études primaires dans son village natal, il part en 1928 vivre chez son oncle au Maroc. Quatre ans plus tard, il revient à Alger où il poursuit ses études. Il est accepté par la suite au lycée Louis le Grand à paris. Il prend part à la seconde guerre mondiale. Il devient, par la suite, professeur de Lettres à Médéa puis à Ben Aknoun. Pendant la guerre d’Algérie, il part pour le Maroc puis rentre en 1962. Professeur à l’université d’Alger et directeur du Centre de Recherches anthropologiques, préhistoriques et ethnographiques jusqu’en 1980. En 1989, il décède dans un accident de voiture entre le Maroc et l’Algérie.

Tassadit Ch.

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