Les jeunes porteurs de projets peuvent désormais solliciter la société de capital investissement El-Djazaïr Istithmar Spa, pour une participation dans le capital de leur entreprise à travers les Fonds d’investissements de wilaya qu’elle gère pour le compte du Trésor public, et concrétiser leurs projets.
Cette société de capital investissement «El-Djazaïr Istithmar Spa» est le nouvel instrument mis en place pour soutenir les jeunes chômeurs dans la création des PME.
« Ce Fonds d’investissement intervient avec une participation dans le capital de l’entreprise dans le cadre de l’actionnariat à hauteur de 49%. Le soutien financier varie entre 10 et 50 millions de dinars, une somme qui pourra être rachetée par l’entreprise après cinq ans d’activité », a affirmé le directeur général de ce fond.
Intervenant hier- matin, sur les ondes de la chaîne III de la radio nationale, M. Youcef El-Achab, fera savoir que « cette filiale de la Banque de l’Agriculture et du Développement rural (Badr) et de la Cnep-Banque, s’est vu confier la gestion de 16 de ces Fonds ».
Il s’agit notamment des Fonds destinés au financement des projets dans les wilayas d’Alger, d’Aïn Defla, de Médéa, de Constantine, d’Annaba, de Guelma, de Souk-Ahras, de Khenchela, de Tébessa, de Tlemcen, d’Aïn Témouchent, de Relizane, de Biskra, de Ouargla, d’Illizi et de Tamanrasset. Quant aux autres wilayas du pays, le DG de ce Fond dira que les antennes de la Cnep et de la Badr s’occuperont de cette tâche, en attendant la mise en place de nouvelles agences d’El-Djazaïr Istithmar.
Selon l’invité de la Radio nationale, cette nouvelle agence est destinée aux jeunes qui n’ont souscrit à aucun autre dispositif. « C’est un relais par rapport aux autres dispositifs d’aide. On reçoit des jeunes, car on travaille sur nos fonds propres », a-t-il indiqué avant d’ajouter que « dans le cas où ils n’adhéreraient pas à notre critère, on les réorienterait vers les autres dispositifs (Ansej, Angem ou Cnac). Car on peut intervenir à partir de 10 millions de dinars jusqu’à 50 millions de dinars. Et ce n’est pas un financement d’investissement, mais une prise de participation dans le capital de l’entreprise à créer ou en développement».
L’objectif, a souligné M. Youcef El-Achab, « c’est d’être minoritaire dans la société et de laisser libre gestion au propriétaire de la société».
Dans le même ordre d’idées, la même source a expliqué que « ce nouveau Fonds d’investissement accompagne l’entrepreneur sur une durée de 5 ans. Et si l’entrepreneur n’arrive pas à racheter les actions d’Istithmar après cette période, il pourra bénéficier d’une autre échéance ».
«Nous sommes là pour réduire le taux de mortalité des PME. On est là et on va attendre que la société commence à dégager de bons résultats pour qu’on puisse espérer récolter des dividendes. On partage les pertes et les profits de l’entreprise et on n’exclut que le secteur du commerce. Sinon l’on intervient dans tous les autres secteurs d’activité», a-t-il renchérit.
L. O.

