C’est dans une salle Atlas pleine à craquer que le Front des forces socialistes, FFS, a tenue, son meeting, hier à Alger.
Hier, était une occasion de « rencontre entre les peuples du Maghreb », ont résumé les invités du Front. Ils sont venus de Tunisie et du Maroc, et ils sont responsables politiques dans leurs pays, à l’exemple de Dr. Khalil Zaouïa du FDLT tunisien, Hamid Djemhari du USFP marocain, de Ahmed Bouazi du PDP tunisien, de Mustapha Braïmi, du Maroc. Pour les hôtes du vieux parti de l’opposition algérienne, « les pays du Maghreb ont le même destin ». « Pas de développement sans démocratie », a souligné lors de son intervention, M. Braïmi.
Le meeting d’hier a vu aussi des enseignants universitaires, des étudiants, des retraités, des juristes, des défenseurs des droits des enfants, des membres des familles de disparus, défilés sur le pupitre de la salle Atlas pour dire que « le marasme touche toute la société », sur ce, « il est urgent de changer le système d’une manière pacifique ».
Le premier secrétaire national du FFS a appelé lors de son intervention, « à un changement pacifique loin de la violence que nous refusons ». Pour Me. Bouchachi, président de la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme, LADDH, « tous les peuples méritent la liberté », et d’ajouter que « ce sont ceux qui n’ont pas participés à la libération du pays qui sont aux commandes ». Pour le président de la LADDH, membre de la CNCD avant de se retirer avec nombre d’association, « ce que fait le pouvoir actuellement envers les jeunes n’est pas de l’amour pour cette frange de la société mais, a-t-il ajouté de l’intrigue pour que le système perdure ». A souligner que Abdelhamid Mehri a envoyé une lettre lue lors du meeting, où il revenait sur sa dernière lettre ouverte envoyée au président Bouteflika.
De son coté Karim Tabou, premier secrétaire national du FFS, les forces du changement sont celles qui sont dans la rue « et non pas celles des salons ». Pour Karim Tabou, « le FFS n’est pas mort », et à la salle de répliquer « assa azekka le FFS yella yella » (Aujourd’hui, comme demain le FFS sera toujours là). A propos de tous les appels aux changements, Karim Tabou estime que certains « font dans l’agitation ». « Il y’a ceux qui croient qu’il suffit d’une chiquenaude pour faire tomber les murs de la citadelle », a-t-il souligné que c’est ce qui « serait bien commode pour certains qui n’ont jamais caché leur mépris de cette société », et qui croient, souligne encore « qu’il suffirait de changer les hommes pour changer de régime ».
« Il faut absolument se remettre au travail et de cesser de se mentir les uns les autres », et d’adresser à l’adresse des autres partis et association activant pour le changement que « il faut qu’ils nous convaincs qu’ils veulent un vrai changement ». Pour Tabou, c’est le lien entre Algériens dans la vraie vie de tous les jours qui a été détruit durant les deux dernières décennies. Et au FFS, « nous considérons comme prioritaire la reconstruction de ce lien entre les algériens ».
M. Mouloudj

