En raison du saccage de l’Alexo Amizour qui lui assure un approvisionnement en matières premières,janvier dernier, la Sogemetal de Tizi Ouzou a mis, cette semaine, ses 253 employés en chômage technique.
Les 253 employés du groupe Sogemetal de Tizi Ouzou sont depuis cette semaine, en chômage technique «pour une durée indéterminée», a-t-on appris d’une source proche du groupe dont les installations sont situées sur la route de Beni Douala, à moins de cinq kilomètres du chef- lieu de la wilaya de Tizi Ouzou.
C’est que les incidents qui ont touché en janvier dernier, la localité de Béjaia ont affecté notamment le groupe Alexo domicilié à Amizour.
Le groupe Sogemetal Tizi Ouzou spécialisé dans la transformation et la fabrication des accessoires en aluminium passe donc à l’arrêt après des années de production au grand dam des 253 pères de famille qui devront prendre leur mal en patience et attendre une éventuelle reprise des activités du groupe.
Une perte « sèche » pour la wilaya de Tizi Ouzou, qui dans un contexte économique très rude, assiste à la disparition « momentanée » qui affaiblira encore plus le bassin industriel et paradoxalement, c’est le chômage qui se renforcera par les employés du groupe confrontés au licenciement économique. Il faut dire que la décision de mettre les 253 travailleurs du groupe Sogemetal en chômage technique ne date pas d’aujourd’hui, puisqu’elle a été rendue publique par le patron de la SPA Alexo. Ce dernier a demandé le remboursement des dégâts occasionnés à l’usine Alexo de Amizour le 8 et 9 janvier derniers.
Des dégâts estimés par M. Aberkane à 151 millions de dinars et qui nécessiteraient, selon le dirigeant du groupe, un « effort » et une « contribution » de l’Etat pour permettre au groupe de se remettre et d’honorer ses engagements et credits.
Une contribution qui passe par le « remboursement » des dégâts occasionnés « Le licenciement des 253 employés et la fermeture des sites seront maintenus tant qu’aucune réponse ne sera pas réservée aux sollicitations simples et modestes faites à l’endroit du gouvernement » a annoncé le 22 février dernier, M. Aberkane, le PDG du groupe Alexo sur nos colonnes.
Ce dernier indiquera au même chapitre que le wali de Tizi Ouzou a été mis au courant de la décision de licencier les 253 employé dés le 28 février dernier « Les autorités locales, à savoir Messieurs les wali de Béjaia et de Tizi Ouzou, qui sont cependant à remercier pour la marque de compréhension et de soutien qu’ils nous ont témoignés, ont été respectivement informés de la décision prise et notamment de l’indifférence des pouvoirs publics centraux sur la situation des entreprises sinistrées. Ceci afin que chacun puisse assumer ses responsabilités » déclare M. Aberkane.
C’est la deuxième mise en chômage technique après le licenciement de la majorité des salariés de l’unité d’Amizour « seuls quelques employés ont gardé leurs postes pour les besoins d’assurer la gestion des affaires courantes de l’unité » nous indique une source proche du groupe Sogemetal. M. Aberkane exprimera,au lendemain du saccage de l’unité Alexo, cinq propositions pour reprendre la production à travers la reconstitution des équipements de production.
A ce titre, il y a lieu de souligner que la mise à l’arrêt de l’usine Sogemetal est justifiée par une rupture en matière d’approvisionnement de matières premières (demi produits) dû à l’arrêt de l’Alexo d’Amizour.
Dans un contexte qualifié de « difficile » pour les opérateurs économique qui peinent à suivre l’évolution du marché vers des activité plutôt portées sur la distribution, la mise à l’arrêt de la Sogemetal de Tizi Ouzou aura des conséquence sur le tissu économique au niveau de la wilaya de Tizi Ouzou, en ce sens que toute l’activité créee autour de l’usine d’Ath Aissi « s’évaporera », des emplois indirects seront perdus en plus des 253 employés qui, depuis lundi dernier, en arrêt de travail après deux mois sans salaire « Aujourd’hui, pour cette région violemment touchée, l’urgence commanderait davantage à consolider les actifs existants et la sauvegarde des postes d’emploi plutôt que de s’adonner à une recherche effrénée et désespérée d’en créer sans avoir au préalable, opter pour des choix politiques sérieux. » souligne le P-dg de la société Alexo qui estime sur le même sujet que « Les entreprises ne peuvent pas actuellement supporter de pressions supplémentaires d’ordre financières et tenter de faire face à une masse salariale lourde et qui stagne, faute de reprise alors qu’un autisme foudroyant et une cécité singulière frappent nos gouvernants. »
A. Z.

