Quatre vingt deux ans mais toujours bon pied, bon œil. Rachid Ali Yahia, qui a été l’invité du café littéraire de Béjaia a longuement plaidé en station debout, pour une Algérie fédérale unie dans la diversité.
Il appelle à une rupture avec la langue arabe classique, une langue, estime-t-il, élitiste et absconse créée à des fins de pouvoirs et de maintien des privilèges des classes dominantes.
Auteur d’un livre sur cette question, le fondateur du Front uni de l’Algérie algérienne est remonté jusqu’aux temps des Califes et des Omeyades pour réfuter que la langue arabe soit celle du Coran. Pour lui, le Livre saint a été révélé dans le dialecte mecquois qui est à l’origine de ce qui s’appelle actuellement la langue arabe classique.
Plusieurs acteurs politiques et associatifs ont assisté à la conférence de Rachid Ali Yahia organisé à la résidence universitaire d’Aamriw. Il en est ainsi de Said Khellil ( Ex-FFS), Sofiane Adjlane ( ex-MAK), Aziz Tari ( ex-détenu de 1980). Une vente dédicace qui a intéressé beaucoup de monde a été organisée à la fin de ce Café littéraire.
M. B.

