Les citoyens du chef-lieu de la commune d’El Adjiba viennent encore une fois de vivre une situation des plus délicates provoquée par la réapparition pour la seconde fois du phénomène du changement de saveur de l’eau potable. En effet, les habitants de cette localité sont contraints alors de s’approvisionner en ce liquide précieux à partir des forages situés dans les villages voisins non encore touchés par ce changement qui risque de perdurer. Pour rappel, l’an dernier, les riverains d’El Adjiba, pourtant réputée par sa qualité d’eau, ont été surpris par ce changement inattendu du goût de l’eau qu’ils consomment. Non seulement l’eau est devenue presque salée, mais aussi certains aliments sont devenus insolubles tels le lait en poudre. Heureusement que cette situation n’a duré que quelques mois avant que l’eau ne retrouve son goût original. D’après les informations qui nous sont parvenues, ce phénomène est généré par la diminution du niveau d’eau qui provient de l’oued Dhous au niveau de la nappe. C’est-à-dire que la nappe existante est habituellement alimentée par deux rivières à savoir Amarigh et Dhous. Et comme le barrage de Tilesdit a récupéré l’eau qui émane du côté ouest des montagnes du Djurdjura, la nappe s’est retrouvée de fait alimentée que par l’oued Amarigh dont le nom indique la qualité. Enfin, l’espoir des citoyens de cette municipalité se retrouve relié à d’éventuelles chutes de pluies qui pourront à coup sûr alimenter la réserve d’eau et équilibrer certainement son contenu.
M. S.
