« Les préoccupations des gardes communaux seront prises en charge »

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Le gouvernement s’est engagé à prendre en charge les préoccupations socio-professionnelles des gardes communaux, à travers l’installation d’un groupe de travail chargé d’étudier leurs revendications.

Rappelons toutefois, que les représentants des gardes communaux de l’ensemble des wilayas qui ont exposé les préoccupations de ce corps, ont été reçus le 2 mars dernier par le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Daho Ould Kablia.

Celui-ci avait exprimé à cette occasion, « la reconnaissance de l’Etat en rendant un vibrant hommage au travail accompli, à l’engagement et aux sacrifices consentis par les éléments de la Garde communale, lors des périodes les plus difficiles en matière de lutte antiterroriste ».

Le ministre a en outre expliqué que « le redéploiement des gardes communaux est un redéploiement devenu nécessaire du fait de l’amélioration de la situation sécuritaire à travers le pays ». Il convient de rappeler, que des milliers de gardes communaux venus des différentes wilayas du pays se sont rassemblés, le 7 mars passé devant le siège de l’Assemblée populaire nationale (APN) pour exprimé leur refus de la décision du ministère de l’Intérieur relative à leur redéploiement, appelant ainsi à l’officialisation de ce corps et à la promulgation de son statut.

Suite à cette action de protestation, le ministre de l’Intérieur a indiqué que « les revendications rationnelles formulées par les gardes communaux seront prises en charge », précisant qu’« il y a dans les revendications des gardes communaux des choses qui sont admissibles et nous essayerons de leur donner le maximum de ce qui est rationnel et logique ». C’est ainsi qu’il a affirmé que son département ministériel prendra en charge 8 des 14 points de la plate-forme de revendications des gardes communaux.

Il s’agit, entre autres, de l’augmentation des salaires et des primes, le paiement des congés qui n’ont pas été pris ainsi que les heures supplémentaires. « Il y a des points qui sont insensés, à l’exemple des 540 millions de centimes par personne, sans parler de l’augmentation de la retraite », a-t-il fait remarqué.

A cet effet, M. Ould Kablia a procédé jeudi, à l’installation officielle du groupe de travail chargé de l’étude des préoccupations socio-professionnelles présentées par le personnel de la Garde communale.

A noter que ce groupe de travail est composé des représentants du ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales, du ministère de la Défense nationale, de la Direction générale de la Sûreté nationale, de la Gendarmerie nationale, de la Direction générale de la Fonction publique, de la Direction générale de la Garde communale et de trois représentants choisis par les éléments de la Garde communale. Les membres de ce groupe de travail ont été chargés d’étudier l’ensemble des doléances et préoccupations exprimées par ce corps et de présenter dans les meilleurs délais ses conclusions et recommandations.

Les protestataires, faut-il le souligner, ont adressé une lettre au président de la République, dans laquelle ils demandent notamment une augmentation de salaires avec effet rétroactif à partir de 2008, à l’instar des autres corps de sécurité.

Les gardes communaux réclament une retraite anticipée avec des indemnités (matérielles et morales), en cas de dissolution de leur corps. Ils revendiquent d’autre part, des primes de rendement et de risque avec effet rétroactif à partir de 2008 et une réassurance 24h/24h, à partir de la date de leur installation. « L’octroi d’avantages aux gardes communaux en matière de logement, de soins, à l’instar des autres corps de sécurité », figure également parmi les revendications présentées.

L. O.

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