Dans la commune de Boghni, les projets de réalisation de certaines infrastructures publiques connaissent des retards en raison de la sous-évaluation de leurs coûts, en plus de la lenteur observée pour réévaluer financièrement le reste des travaux à entreprendre. A titre d’exemple, le projet de la bibliothèque communale est à l’arrêt depuis des mois, en dépit de la demande effectuée par les services communaux à la tutelle, habilitée à accorder des crédits supplémentaires pour reprendre les travaux restants évalués à plus d’un milliard de centimes. En ce sens, il faut savoir que le crédit attendu devrait assurer la mise en oeuvre de la structure laissée, au demeurant, à un stade qui ne fait que déranger le regard des passants, d’autant plus que le bâtiment en construction est situé au coeur de la ville de Boghni. Toujours dans le même périmètre urbain, du coté du siège de l’APC, la rénovation du jardin public n’a pas connu une avancée notable, ce qui a poussé les gens à s’interroger sur l’utilité d’une intervention dans cet espace vert que certains voulaient garder dans sa forme originelle et authentique. Les causes de cet échec sont à mettre sur le compte de la mauvaise planification, même s’il faut attendre la suite qui sera réservée à ce projet dont le but initial était de donner un aspect attrayant au centre-ville. Les raisons sont aussi liées au problème de financement des projets accordés, puisque à chaque fois des réévaluations sont réclamées pour pouvoir terminer des travaux, en attendant de trouver d’autres sources de financement. A voir, actuellement, le jardin laissé à l’état de chantier après l’abandon des travaux, les responsables doivent agir rapidement pour exécuter le plan initial de rénovation dans lequel sont prévus des aménagements dans les allées du jardin et la plantation d’arbres. De même, dans le cadre des PCD, la réalisation d’un nouveau bloc administratif, prés de la mairie, a aussi besoin d’une rallonge financière. Cette situation ne prend pas en compte, faut-t-il le signaler, le retard pris pour annoncer le début de la mise en oeuvre de structures publiques comme l’hôtel des finances, l’unité de protection civile, toujours au stade d’étude, ou le dossier d’attribution des marchés.
M. Haddadi
