L’Association des expropriés du barrage de Souk N’Tléta, dans la commune de Tadmaït, ne lâche pas du lest. Elle passe d’un sit-in à une assemblée générale et autres actions revendicatrices.
A chaque fois, une évolution, même timide, est enregistrée par les concernés qui ne sont autres que des victimes appelées à être déracinées. C’est justement à cause de ce déracinement, qui ne se ferait pas sans douleur, qu’ils refusent de lâcher du lest. Ils refusent de brader leurs biens ancestraux. Ainsi, ils font porter le chapeau à la DHW et les Domaines, qui « font fi, selon eux, des instructions du Ministre des ressources en eaux ». «Alors qui décide?», s’interrogent-ils. Lors du sit-in du 28/02/2011, une délégation a été reçue par le Wali qui, a longuement écouté le président de l’association qui n’est pas allé par le dos de la cuillère pour fustiger les deux Directeurs, le DHW et celui des Domaines, pour leurs tergiversations dans l’actualisation des prix. Une deuxième réunion a été programmée le 02/03/2011 pour, certainement, montrer la bonne volonté du Wali d’en finir avec ces revendications, en somme toutes légitimes, de l’association qui se réjouit: » M. le Wali a ordonné au directeur des Domaines de plafonner les prix en premier lieu et de constituer une commission de suivi qui sera présidée par l’inspecteur de la Wilaya « , lit-on dans une déclaration, dont une copie nous a été remise. Cette réunion a été suivie d’une Assemblée générale, sur le site même. Un compte rendu de la réunion avec le Wali a été établi et remis aux expropriés, lesquels, selon les témoignages recueillis, semblent reprendre confiance : » Un terrain d’entente a été trouvé en ce début de négociations! » et au président de l’association d’apporter les précisions suivantes: » La prise en charge du viaduc qui reliera Megdoul (Tirmitine) et Iaâlalen (Aït Yahia Moussa), le problème des jeunes, la délocalisation des commerces et autres activités, telles que l’agriculture, l’artisanat, le relogement, l’actualisation des prix, ont été discutés à bâtons rompus. Pour les prix, l’accord de principe est acquis !». Le président de l’association note, avec satisfaction, l’intervention du conseiller du Ministre qui » ne veut pas démarrer le projet avant que toutes les questions liées à ce dernier ne soient réglées. Les travaux doivent être lancés dans de meilleures conditions! ». Il est à signaler que cette réunion a regroupé autour du Wali, l’association, l’Inspecteur général, les Domaines, le DHW, le DRAG, l’ANBT, le directeur de l’agriculture et le conseiller du Ministre des ressources en eau. C’est, il faut le rappeler, ce genre de réunion que le président de l’Association avait souvent réclamé depuis deux ans, du temps de l’ex-Wali, M. Hocine Mazouz.
Arous Touil

