Mercredi dernier, les chômeurs d’Aït Yahia Moussa ont entamé leur première action en vue de réclamer des emplois. Ils se sont rassemblés devant la mairie et ont ouvert des listes pour les jeunes voulant s’inscrire dans cette optique de revendication du droit au travail. Après un premier contact avec les autorités, une affiche a été placardée sur les mûrs des édifices, publics et privés, en fin de journée. « Nous appelons les citoyens à venir assister au sit-in que nous allons observer devant la mairie », tel est l’entame de l’appel dans lequel les initiateurs de ce mouvement annoncent le nombre de deux mille quatre cents chômeurs recensés jusque là. Avant-hier, le sit-in n’a pas drainé une grande foule, si bien qu’une délégation s’est retirée au niveau de la maison de jeunes d’Aït Yahia Moussa pour des débats. Les discussions se sont poursuivies durant tout l’après-midi et des actions futures étaient retenues. Quant à la plate-forme de revendications, elle comporte les points relatifs à l’achèvement des locaux commerciaux, lancés dans le cadre des « 100 locaux par commune », à l’aide au lancement des activités des jeunes, à la création d’une zone d’activités, à l’octroi d’une allocation chômage de douze mille dinars aux jeunes chômeurs, à la transparence dans le recrutement, à travers tous les dispositifs mis en place… Pour les autorités locales, l’APC ne dispose pas d’opportunités pour offrir des emplois à ces milliers de demandeurs. « Il n’y a que les postes d’IAIG et c’est très insuffisant pour répondre à toutes les demandes », nous a confié une source proche de l’APC. Tandis que pour les autres revendications, elles relèvent des prérogatives des hauts responsables, notamment l’allocation de douze mille dinars. Cette dernière revendication est d’ordre national. Les jeunes, que nous avons rencontrés, cherchent toujours les moyens et les voies à suivre pour arracher ces droits, leurs droits !
Amar Ouramdane
