La coordination des citoyens de Tigzirt a organisé durant les journées de mardi et mercredi, des actions de protestation véhiculant des revendications d’ordre social de la population de cette ville.
Parmi ces actions, il y eu un sit-in ainsi que la fermeture du siège de l’APC de Tigzirt. A l’origine de ce mouvement de protestation, la vente de lots de terrain situés sur le site de l’espace vert du nouveau port de pêche et de plaisance. « Regarde, ils sont entrain de tout vendre à Tigzirt. C’est le pillage du foncier sans scrupule, nous n’allons pas nous taire cette fois-ci, c’en est trop ! », fulmine un jeune protestataire. D’autres, parmi eux des pêcheurs, exhibent des documents afférant à l’engagement du maire à prendre en charge leur cas : « Le maire distribue des engagements officiels comme des bonbons. Plusieurs pêcheurs, auxquels on a promis un espace ou des locaux, ont été méprisés. La vente des lot de terrain au port est un scandale, car elle s’est faite en catimini, au détriment des citoyens qui y ouvrent droit mais, également, en squattant l’espace vert de ce port», nous a déclaré un pêcheur. Le lendemain, la protestation a pris une autre tournure. De la revendication concernant la vente de ces lots, la mobilisation s’est faite plus importante et plus élargie. Dans un regroupement, organisé mardi soir au niveau du port, et ayant réuni une cinquantaine de citoyens, les protestataire ont décidé de rédiger une grande plate-forme de revendications. Ladite plate-forme est composée de 22 points. Des groupes de jeunes, durant toute la nuit, ont placardé des affiches dans les quartiers de la ville pendant que d’autres confectionnaient des banderoles sur lesquelles on peut lire « respectez vos engagement envers les citoyens !» « où va Tigzirt ? » … etc. Parmi ces revendications, l’on cite entre autres, la réouverture de la route Tigzirt-Dellys, fermée à la circulation depuis 20 ans, l’égalité la justice et la transparence dans la distribution des logements et des locaux pour les jeunes, l’annulation de la vente des terrain des alentours du port, la réhabilitation du stade communal, la résorption de la pénurie d’eau et des coupures d’électricité faire profiter les jeunes des rente de la saison estivale, la protection des espaces verts, une enquête sur le détournement du projet de la construction navale…etc. Durant ces deux jours de fermeture de la mairie, aucun responsable municipal n’a pris le soin de recevoir les protestataires. Selon nos sources, le chef de daïra a pris des mesures et a décidé de mettre en demeure l’entreprise portuaire de Béjaïa pour annuler la dernière vente des terrains du port. Les protestataires ont affiché leur détermination à maintenir leur mobilisation jusqu’à satisfaction de leur revendications : « Cette fois-ci, nous sommes décidés, notre mouvement va s’installer dans la durée, notre mobilisation sera permanente. Désormais, nous allons surveiller la gestion de notre région et faire barrage aux saboteurs et aux pilleurs de tout bord », a conclut Ali, un des protestataires.
Samir Hammami

