Le taux de prévalence de la tuberculose en Algérie atteint les 37 à 40 cas pour 100. 000 habitants, a fait savoir jeudi à Alger, le ministre de la Santé de la Population et de la Réforme hospitalière, Djamel Ould Abbès, tout en l’estimant conforme aux normes internationales.
En Europe, le taux de prévalence de la tuberculose se situe actuellement entre 25 et 30 cas pour 100. 000 habitants soit un peu moins qu’en Algérie qui, à l’indépendance en 1962, comptabilisait 170 cas pour 100. 000 habitants, a expliqué le ministre.
Pour M. Ould Abbès qui s’exprimait à l’occasion de la journée mondiale de la tuberculose célébrée le 24 mars de chaque année, la baisse du taux de prévalence de la tuberculose en Algérie n’est pas le fruit du hasard mais « résulte des efforts publics consentis en matière de traitement et de prévention de la maladie, notamment grâce à la gratuité des vaccins ».
Afin de réduire la population de tuberculeux et améliorer leur prise en charge, le ministre a estimé « nécessaire » une campagne médiatique, impliquant tous les supports, pour la sensibilisation du large public autour d’une maladie qui, a-t-il commenté si elle « ne constitue pas un fléau est toujours là ».
Maladie infectieuse et hautement contagieuse, la tuberculose ne touche pas uniquement les poumons mais aussi d’autres organes dont le coeur, les reins, les os et la peau, signale le ministre qui parle de renforcement programmé des moyens de prévention et de dépistage.
Assurant que le stock de vaccins était suffisant pour une période de six (6) mois, M. Ould Abbès a appelé à « la conjugaison des efforts de tous les acteurs de la santé » en Algérie,pour enfin vaincre cette pathologie grave mais heureusement la plupart du temps guérissable.
H. N.

