Kadiria Dans une correspondance adressée au wali – Les villageois de Ghédioua dénoncent l’exclusion

Les habitants de la localité de Ghédioua, relevant de la commune de Kadiria, au Nord-est du chef-lieu de la wilaya de Bouira, ont exposé une multitude difficultés quotidiennes qui restent, selon eux, «des facettes du calvaire dans lequel nous vivons au quotidien et qui a eu pour conséquence d’enraciner le sentiment d’exclusion systématique dont nous sommes frappés, jusqu’ici, au regard des différents programmes de développement dont la région a bénéficié». C’est dans ce contexte qu’ils ont adressé un appel au premier responsable de la wilaya, suite à de multiples démarches, entreprises auprès des autorités locales, qui sont restées, hélas, sans échos », ont- ils souligné. Conscients de l’équité dont est faite l’approche du développement local qui a su insuffler en nous un vent d’espoir, les dits requérants ont dressé une série de carences, au niveau de leur localité notamment le réseau d’assainissement et des eaux usées, qui reste aussi inimaginable que cela puisse paraître, car «aucun réseau pour l’évacuation des eaux usées n’a été à ce jour, réalisé dans notre village qui compte six cents habitants. Nous réalisons, à nos frais, les conduites d’assainissement jusqu’à l’extérieur du village. Ceux parmi nous dont les moyens sont dérisoires, se contentent de réaliser des fosses sceptiques de fortune, que les services d’hygiène de la commune ne daignent jamais entretenir (vidange des fosses, campagnes d’aseptisation …) malgré les nombreux risques qu’elles font courir à notre santé. », ont-ils noté. Additivement à ceci, c’est le volet du réseau d’eau potable qui reste tout aussi catastrophique que le premier point signalé. La population continue de se servir de bêtes de somme et parcourir des distances atteignant parfois plusieurs kilomètres, pour s’approvisionner en cet élément vital. La frustration va crescendo, notamment depuis le passage du réseau AEP provenant du barrage Koudiat Asserdoune, à l’entrée de leur localité et la réalisation d’un château d’eau, sur ses hauteurs, destiné à alimenter d’autres localités à l’exception de la leur. Enfin, ce n’est pas moindre, le secteur des travaux publics n’est pas aussi reluisant qu’il n’apparaît. Un réseau vétuste qui ne desserve pas tous les quartiers et habitations. Tout ce dont la route du village a bénéficié « c’est l’apport, en 2000, d’une mince couche de bitume. Et, de nos jours, la multiplication des nids de poule et l’affaissement des terrains bordant cette route, la rendent quasiment impraticable», ont-il conclu. C’est dans ce contexte que les villageois attendent des responsables qu’ils apportent, dans les plus brefs délais, des solutions à ces contraintes qui n’ont que trop duré.

K. F.