Ils prévoient un rassemblement devant la chefferie du gouvernement – Les communaux en grève de cinq jours à partir du 10 avril

Les communaux ont décidé de sortir de leur réserve. Le conseil national du secteur des communes (CNSC) affilié au syndicat national des personnels de l’administration publique (SNAPAP) a brandi la menace de décréter une grève de cinq jours, à compter du 10 avril prochain.

Cette action de protestation a été décidée en marge de leur conseil national tenu le 25 mars dernier, à la Maison des syndicats, à Alger.

Ce mouvement de contestation sera appuyé par un rassemblement national devant la chefferie du gouvernement le 14 avril prochain, soit le dernier jour de cette action. Depuis la tenue de leur grève de trois jours, en mois de février dernier, les communaux attendent à ce que leur plate-forme de revendications soit prise en charge, mais aucune réponse ne leur a été parvenue, à ce jour.

« Aucune suite n’a été donnée à notre plate-forme de revendications, pourtant soulevée aux hautes instances à maintes reprises », a déploré le président du CNSC, M. Ali Yahia.

Celui-ci dénonce vigoureusement « la fuite en avant du ministère de l’Intérieur qui n’a pas daigné nous appeler au dialogue »

Aussi, le conseil national du secteur des communes déplore « la situation dont se débattent quotidiennement les travailleurs communaux caractérisée par la dégradation du pouvoir d’achat et la précarité de l’emploi ». Cette entité syndicale condamne avec force « le retard flagrant et injustifié de la promulgation du statut particulier et du régime indemnitaire ». « Le ministre de tutelle nous a déjà promis de promulguer le statut particulier en septembre 2010, à la fin de l’année dernière, puis à la fin du 1er semestre de l’année en cours, mais rien du concret n’a été fait sur le terrain, jusqu’à l’heure actuelle ». Cet organe syndical, faut-il le préciser, dénonce « les atteintes aux libertés syndicales et le parti pris de l’administration par son ingérence dans les affaires syndicales allant jusqu’à même imposer aux travailleurs leurs représentants et les syndicats auxquels ils doivent s’affilier ».

Les communaux au nombre de 500 000, réclament le maintient du régime de la retraite sans condition d’âge, la participation de tous les syndicats dans l’élaboration du nouveau code du travail. Les travailleurs communaux revendiquent également « la promulgation du statut particulier et du régime indemnitaire, la révision du statut particulier des corps communs, des OP, des conducteurs et gardiens ».

Ces derniers exigent « le respect des libertés syndicales et du droit de grève, la réintégration du syndicaliste de la commune de Chlef, licencié arbitrairement et sa réhabilitation dans ses droits, l’abrogation de l’article 87Bis de la loi 90/11 qui empêche l’augmentation du SNMG ».

Lemya Ouchenir