Le CNDDC appelle les secteurs en lutte à les rejoindre – Menace d’un rassemblement le 1er mai prochain à Alger

Notre pays connaît ces derniers mois, une série de mouvements de protestation, de grèves cycliques, et de contestations populaires très denses.

« Ces mouvements de protestation ont été observé en vue de réclamer un travail décent, la permanisation des travailleurs précaires, promulgation des statuts particuliers, augmentation des salaires, le droit au logement, des conditions d’études décentes, le respect des libertés syndicales et publiques … », peut-on lire dans le communiqué rendu public hier, par le comité national pour la défense des droits des chômeurs (CNDDC).

Ainsi donc, et devant cet état de fait, le CNDDC appelle tous les secteurs en crise à unifier leurs rangs afin de faire valoir toutes leurs revendications. Pour ce faire, le CNDDC propose à tous les secteurs en lutte,une initiative unitaire, en organisant un rassemblement unitaire le 1er mai prochain, à partir de 11h, à la place du 1er Mai.

Ce syndicat veut, à travers cette action de contestation, revendiquer « un travail décent pour tous, une allocation chômage à hauteur de 50% du SNMG pour tout demandeur d’emploi, ainsi que la permanisation de tous les travailleurs (contractuels, emplois-jeunes, filet social… ».

« Echelle mobile des salaires, augmentation du SNMG à hauteur de 30 000 DA, retraite après 32 ans de service, et augmentation substantielle des retraites, abrogation de l’article 87Bis de la loi régissant les relations du travail (11/90), interdiction des licenciements économiques, amélioration de la qualité des services publics (Education, Enseignement supérieur, santé services administratifs…. », figurent également parmi les points soulevés par le CNDDC.

Ce mouvement de grève, selon le même communiqué sera tenu dans le but d’« associer les syndicats dans l’élaboration du nouveau code du travail, consécration du droit au logement pour tous, consécration du respect des libertés d’expression, d’organisation, manifestation, et du droit de grève, et la nationalisation et renationalisation des entreprises stratégiques : port, téléphonie mobile, El Hadjar… ».

Par ailleurs, le CNDDC appelle l’ensemble des syndicats, des travailleurs, chômeurs, étudiants, associations, et organisations politiques à les rejoindre dans cette initiative unitaire et à renforcer leurs rangs pour faire aboutir leurs revendications, qualifiées de « légitimes ».

Lemya Ouchenir