Les médecins résidents poursuivent leur mouvement de protestation – La poursuite ou le gel de la grève se décidera demain

Les résidents en médecine, chirurgie dentaire et pharmacie médecins poursuivent leur grève illimitée, déclenchée depuis lundi dernier.

Cependant la poursuite ou le gel de ce mouvement de protestation, initié par le Collectif autonome des médecins résidents algériens (CAMRA), ne se décidera que vendredi prochain, à l’issue de leur Assemblée nationale.

« Les 22 délégué qui représentent les médecins résidents à travers le pays se réuniront vendredi prochain, en vue de décider de la poursuite ou du gel de ce mouvement de contestation », a affirmé le Dr Merouane Sid Ali, membre du CAMRA.

Ces derniers qui ont été reçus avant-hier par le ministre de la Santé de la Population et de la Réforme hospitalière, ne semblent pas satisfaits de cette rencontre. « Nous ne pouvons pas dire que nous sommes satisfaits de cette rencontre, étant donné que l’ensemble de nos doléances ne sont pas encore satisfaites », nous a expliqué notre interlocuteur qui ajoute que « nous n’avons eu que des promesses et rien du concret n’est encore fait ».

Il a été décidé en marge de la rencontre qui a regroupé les représentants des médecins résidents et le ministre de la Santé l’installation de trois commissions ayant à la charge l’étude des revendications de cette corporation.

La tutelle a aussi promis aux délégués des médecins résidents ayant pris part à cette rencontre « de convier le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, qui est lui aussi, concerné par les revendications des médecins résidents, pour prendre part aux commissions mises en place ».

La première commission, faut-il le noter, sera chargée d’étudier les possibilité de l’abrogation de la loi décriée de même que tous les décrets portant sur la question du service civil, qui figurent parmi les principales revendications des résidents. Quant à la deuxième commission, elle sera chargée de la révision du statut particulier revendiqué par les résidents ainsi que de la révision des conditions socioprofessionnelles.

La troisième commission, quant à elle, se chargera du côté pédagogique afin de répondre aux aspirations des médecins résidents et des étudiants en médecine.

Rappelons toutefois que les médecins résidents réclament la revalorisation de la prime de garde, la révision de leur statut, étant donné que l’actuelle mouture ne répond pas à leurs aspirations.

Ces protestataires revendiquent également « un salaire digne, l’abrogation du service civil obligatoire auquel ils sont soumis durant une période allant de un à quatre ans, ainsi que la validation des formations spécialisées nationales et internationales effectuées par les résidents au cours de leurs cursus ». Les médecins résidents demandent en outre, à ce qu’un plan de carrière soit mis en place.

Lemya Ouchenir