Après le tapis, le bijou et la poterie

Après le tapis des Aït Hichem, c’est au tour du bijou et la poterie de capter l’attention du grand public. La chambre de l’artisanat et des métiers de la wilaya de Tizi Ouzou vient d’organiser une semaine consacrée à ces deux activités qui, comme toutes les activités artisanales, a marqué un recul ces dernières années. Mais comme l’a montré le nombreux public qui a visité l’exposition, les objets manufacturés n’ont pas complètement chassé les objets traditionnels qui ont gardé une place dans les maison et surtout les cœurs. Les exposants sont venus de la wilaya de Tizi Ouzou mais aussi de celles de Boumerdes, de Annaba et de AÏn Defla. En plus des poteries, on a pu admirer des tapis et des robes kabyles, ainsi que des peintures sur soie et des verres gravés, œuvre d’un artisan de Aïn Defla. Des merveilles que ces produits façonnées par des mains habiles, certes créatrices de formes et de couleurs mais aussi dépositaires d’un art qui vient du fin fond des temps. Même quand l’artisan soutient que tel dessin ou telle coupe est de son cru, on ne manque pas de relever des formes, des signes vus sur d’autres œuvres, anciennes ou modernes. C’est que l’artisan algérien, qu’il vienne de Kabylie, des Aurès, de Constantine ou de Biskra s’abreuve le plus souvent aux mêmes sources, puise dans le même réservoir de symboles qui remontent le plus souvent à la préhistoire ! C’est dire l’importance de ce patrimoine qui, comme les traditions ou les croyances, est largement partagé par tous les Algériens Ce genre de manifestation doit être encouragé parce que justement il renforce le sentiment d’appartenance à la même culture. Il doit surtout être transporté dans d’autres régions du pays pour montrer à la fois la richesse du patrimoine artistique nationale et’ au delà de la diversité des formes, son unité fondamentale !

S. Aït Larba