La wilaya de Bouira a abrité hier, une journée d’étude sur l’investissement dans le domaine de l’agro-alimentaire. Cette manifestation tenue sous l’égide de M. le walide Bouira, a connu la participation de plusieurs acteurs économiques et investisseurs du secteur de l’agro-alimentaire.
Dés l’ouverture, le wali a précisé que : « Bouira est une wilaya essentiellement agraire, est par définition, le secteur de l’agriculture doit être mis en exergue et associé à celui de l’industrie, pour faite émerger le secteur de l’agro-alimentaire et en faire une industrie viable et productive ». Il poursuivit, en mettant en évidence les ressources naturelles dont dispose la wilaya, qui lui confère un place de choix dans une stratégie de développement durable dans le cadre du PPDR : « Ain Bessem, Heizer et Taghzoute sont très bien classées au niveau national pour être des pôles d’investissements dans le domaine de l’agriculture et l’agro-alimentaire, nous devons fructifier ce don de la nature ». Après cette courte allocution, il cèdera la parole à M. Morcelli le DSA, ce dernier dévoilera la stratégie qui est mis en œuvre par les pouvoirs publics afin de dynamiser ce secteur : « Nos services sont à pied d’oeuvre avec d’autres partenaires, pour redonner un second souffle à ce secteur de haute importance ». Ensuite, dans le détail, il énumèrera les différentes ressources qui sont indispensables à l’émergence de ce secteur (terre, eau, et ressources humaines) en donnant les chiffres précis sur l’état de chaque élément, puis, un état des lieux numériques des multiples opportunités d’investissements dans les différents segments, tels que l’élevage de bétails, l’oléiculture, l’apiculture…etc.
Le second intervenant, le conservateur des forêts au niveau de Bouira, exposera les modalités d’investissements dans le cadre du programme pour le développement durable Intégré (PPDRI) en signifiant les importantes avancées enregistrées et les défis à venir, au cours de son exposé exhaustif, le conférencier a été interrompu par M. le wali, lui demandant de s’en contenir aux faits, cette intervention du premier magistrat de la wilaya a permis de recentrer les choses, car l’assistance commençait à perdre le fil conducteur de cette journée d’étude. S’ensuivit l’intervention du P-DG du Fonds de garantie aux PME (FGAR), expliquant le rôle de cet organisme dans l’émergence de secteur de l’agro-alimentaire : « Le FGAR offre aux entreprises répondant aux normes de PME, de lancer et d’élargir leurs activités, en octroyant des crédits sur mesure aux PME, avec des taux allant de 10 à 80% à la charge de notre organisme, ce qui permet aux investisseurs ayant l’appellation de PME de démarrer leurs projets sur de bonnes bases ». Toutefois, il reconnaît que ce fonds peine à prendre racine au niveau de la wilaya de Bouira,car selon lui, par manque d’informations et de promotions, chose qu’il promet de corriger : « Le FGAR trouve quelques difficultés à s’implanter à Bouira, on doit revoir notre stratégie de communication, afin de permettre aux PME de la région de bénéficier de nos services ». Profitant de la tribune qui lui est offerte, le P-DG du fonds des crédits, mettra en avant les atouts et les avantages qu’ont les PME à souscrire à ce fonds. Madame Messaadi Sara chargée de communication à la BADR , expliquera le rôle que joue la BADR dans la vision globale de stratégie de développement de l’agro-alimentaire en finançant des projets emmenant des différents organismes chargés du soutien de l’emploi (ANSEJ, CNAC, ANGEM) en facilitant l’octroi des crédits aux demandeurs, avec des taux bonifiés et étudiés pour répondre aux besoins de chacun. En expliquant le « R’FIG » qui signifie littéralement, ‘’compagnon’’, l’oratrice dira que cette offre : « Vise à accompagner les investisseurs potentiels dans leurs projets dans le domaine de l’agriculture et l’industrie agro-alimentaire, avec un taux d’intérêt à 0% et des échéances de remboursements flexibles ». M. le conservateur des forêts prend la parole, pour vulgariser la circulaire interministérielle 108 du 23/02/2011 qui vise selon l’intervenant à diversifier les bases de productivité agricole, en prennent en charge les terres agricoles relevant du privé et les domaines privés de l’Etat, ce qui faciliterait les démarches d’exploitation des zones agricoles. Le Directeur de la formation professionnelle soulèvera d’entrée la question de la main d’œuvre qualifiée et son rôle majeur dans l’expansion et l’émergence du secteur, faisant par la même occasion étalage des progrès que connaît sa direction en matière de formation d’une élite qualifiée et apte à répondre aux exigences actuels. Dans ce cadre, il dévoilera un nouveau concept appelé le « Co-Working », consistant en une forme d’interconnexion entre les différents partenaires du secteur pour travailler en commun.
B. Ramdane

