Mizrana Malgré l’installation de la fibre optique il y a plus de 2 ans – Le village Mazer sans téléphone fixe ni Internet

Les habitants du village Mazer, un bourg situé sur la RN 24, à quelques encablures à l’Est de la station balnéaire de Tigzirt et à une dizaine de kilomètres au sud-ouest de la commune de Mizrana, est l’un des villages les plus isolés et délaissés par les pouvoirs publics. Il y a à peine de deux années, un réseau de la téléphonie dit «fibre optique» a été mis en place le long du littoral algérien. Mais sa mise en œuvre par les services concernés tarde à intervenir. Les citoyens de mazer sont montés au créneau pour réclamer leur raccordement à ce réseau qui traverse leur localité sans qu’ils en soient bénéficiaires. Plusieurs correspondances, adressées aux services d’Algérie Télécom, sont restées lettres mortes. Pourtant, cette commodité joue un rôle indispensable dans la vie quotidienne des citoyens en leur permettant de communiquer avec le monde extérieur et à atténuer, un tant soit peu, leur isolement. « Nous avons adressé plusieurs correspondances aux services d’Algérie Télécom, mais aucune suite ne nous a été accordée, c’est injuste !», déclare un étudiant dudit village. Il y a lieu, également, de signaler, que la majorité des villages et des hameaux de la commune de Mizrana ne disposent toujours pas de téléphonie fixe et ne sont pas dotés de moyens de communication, à l’exception de Aït Saïd, le chef-lieu communal. «C’est grave !», fulmine un autre étudiant avant d’enchaîner : « Ce sont, en premier lieu, les responsables municipaux qui sont sensés agir et s’adresser aux services concernés afin de prendre en charge nos doléances ». « Cette commodité une fois mise en service, permettrait aux villageois, désireux de communiquer avec leurs vis-à-vis, d’éviter les déplacements, avec tous les aléas que ça engendre, vers Tigzirt. Car pour rejoindre cette ville balnéaire, il faut emprunter des chemins sinueux, traversant le dense massif forestier de Mizrana », souligne un autre étudiant de Tamazirt Ourabah. Tout en ajoutant : « Il est important d’avoir l’Internet dans nos foyers et éviter de se déplacer vers les zones urbaines pour y avoir accès. Étant donné ma qualité d’étudiant en fin de cycle, la connexion m’est indispensable et je n’ai pas assez d’argent pour entamer ma recherche scientifique s’inscrivant dans la post graduation en biologie. Pourtant, le monde bouge, remue et se développe grâce à ce phénomène technologique planétaire qui rapproche les peuples et les individus. ». En guise de conclusion, les autorités concernées sont appelées à saisir les services d’Algérie Télécom pour le raccordement de ces villages afin d’en finir avec le marasme et de l’éloignement et de rejoindre la modernité.

Mohammed Amrous.