Réfection du centre culturel

Durant 13 ans, la plupart des jeunes n’y avaient pas accès mais des groupuscules d’enfants âgés de 8 à 14 ans le fréquentent de temps à autre. En effet, le centre culturel retrouve sa vocation après le départ et le déménagement de la garde communale vers un nouveau siège. Des travaux de réfection et d’aménagement sont lancés. Les travaux consistent à « relooker » les salles d’activités, les bureaux et une grande salle très spacieuse utilisée pour les assemblées et la pratique sportive, et toute l’étanchéité. Allouée par l’APC dans le cadre du PCD, l’enveloppe destinée aux travaux s’élève à 120 millions de centimes. Avant 1993, les activités étaient variées mais tout était éclipsé durant la dernière décennie. Le centre culturel disposait d’une riche bibliothèque avec une variété d’ouvrages mais ceux-ci ont disparu des étagères. Une salle de lecture était mise à la disposition des lecteurs. Les « amoureux » de la lecture, nombreux, consultaient les livres afin d’enrichir leur culture, leur savoir, améliorer leur niveau d’instruction ou préparer un exposé ou un examen. Aujourd’hui, le centre culturel a récupéré ses biens : trois salles où les différentes activités disparues seront relancées et reprises telles que l’informatique, la bibliothèque… Lors de notre visite, le directeur du centre nous déclara : « Nous reprendrons notre tâche, nous redonnerons au centre son titre d’institution culturelle et nous améliorerons la situation. Nous avons déjà installé différents clubs, comme l’informatique qui fonctionne avec deux micros pour un effectif dépassant les 30 adhérents, un club de dessin, un groupe de musique, et nous avons aussi deux sections sportives qui pratiquent, l’une, le karaté, l’autre les yoseikan bu do… « . Effectivement, nous avons constaté qu’il y a une volonté et une dynamique pour la relance des activités. Le centre manque de moyens matériels, hormis deux micros, une table de billard et deux tables de baby-foot. Les jeunes se succèdent à tour de rôle autour des moyens mis à leur disposition. Abordant un jeune adolescent, celui-ci nous dira : « Nous vivons le calvaire de la routine et de l’oisiveté et ici nous nous amusons pour nous occuper ». Les autorités concernées, particulièrement la DJS de Bouira, doivent équiper le centre en matériel afin de permettre aux jeunes d’adhérer massivement et de s’intégrer, avec chacun sa passion, dans les différents ateliers puisque la volonté de l’administration et des jeunes existe. Le centre a parmi son personnel une animatrice qualifiée dans l’art dramatique. Celle-ci est recrutée dans le cadre du pré-emploi et elle active à la tête d’un groupe. Un bureau d’information s’occupe de l’orientation des jeunes vers les centres de formation professionnelle ou autres activités, selon les demandes. La récupération de ces jeunes et leur occupation dépendent essentiellement de leur prise en charge par les instances concernées. Un minimum de moyens matériels pourrait « soustraire » ces jeunes aux dangers des fléaux sociaux.

A. Bouzaidi