" Naftal Oued Aissi vit un drame humain "

Partager

Au lendemain du rassemblement des travailleurs en soutien aux grévistes de la faim du District Naftal de Oued Aissi tenu avant-hier, l’Union locale UGTA de la zone industrielle Aissat Idir a organisé une conférence de presse

D’emblée, les animateurs du point de presse d’hier ont salué  » la marée humaine qui a déferlé la veille sur le district Naftal– Commercialisation à travers un élan fulgurant de solidarité et de soutien envers les frères grévistes de la faim depuis une quinzaine de jours pour dénoncer l’ostracisme de la direction, défendre l’honneur de l’union locale et pour que plus jamais le libre exercice du droit syndical ne soit entravé et les droits des travailleurs ne soient confisqués « . Revenant sur la situation des travailleurs grévistes de la faim depuis le 10 avril dernier, le secrétaire général de l’Union locale Chabane Ramdane a dénoncé ce qu’il appelle  » non assistance à personne en danger de mort . On a interdit l’accès même à leurs familles et proches et nous interpellons les plus hautes autorités de la wilaya ainsi que la direction générale et le syndicat Naftal afin de s’enquérir le leur situation « . Pour sa part, le chargé de l’organique Youcef Lateb, est revenu avec détails sur la genèse du conflit qui remonte selon lui, au mois de décembre 2010 lorsque la direction avait séquestré le bureau de la section syndicale carburant transformé en dépôt de stockage et la mutation d’un syndicaliste vers Alger en violation de la loi 90-14, ce qui avait fait réagir, ajoute- t-il, les syndicalistes de l’union locale.

Le 20 décembre 2010, deux DRH et un représentant du syndicat national sont dépêchés d’Alger pour tenir une réunion en présence de l’Union de wilaya, l’union locale, les deux sections syndicales (commercialisation et carburants) et la directrice de Naftal où il a été décidé de la restitution du local et inviter les travailleurs à élaborer une plate forme de revendication. C’est à partir de là qu’est née le 4 janvier 2011, la coordination Naftal CBR- CMR et l’élaboration d’une plate forme de revendication.  » La teneur de cette plate forme dérange les deux directions locales et la direction générale et incompréhensiblement le syndicat national  » s’insurge le chargé à l’organique qui ajoute  » pour fuir cette question, ils n’ont pas trouvé mieux que de créer une dissension au sein de la coordination. Suite à quoi, des syndicalistes à l’idéologie incompatible et extrêmement décalée de toute notion de syndicalisme se sont ralliés du côté de la direction  » lancent les représentants de l’Union locale. Pour preuve, ajoute Youcef Lateb cette histoire de refus de signatures d’ordre de mission par la directrice  » j’ai eu l’agréable surprise d’entendre de la bouche de Melle la directrice en présence de M. Guenaoui Lakhdar chargé des conflits sociaux, non seulement elle ne signe pas les ordres de mission mais aussi qu’elle ne reconnaît pas cette coordination à laquelle elle avait pourtant envoyé un courrier es- qualité. C’est à ce moment là qu’elle a déversé sur moi toute sa diarrhée verbale « .

Selon le chargé de l’organique, la dissension s’est amplifiée avec cet incident que la directrice a exploité à sa faveur en faisant signer ajoute- t-il une déclaration où  » des gens à bord d’un avion en provenance de Constantine, d’autres en récupération, non seulement pour condamner le comportement de l’union locale, demander le départ de son organique qui est élu par un congrès, mais toute honte bue affichent leur soutien à la directrice. Devant ce désastre disciplinaire et cette rébellion contre les instances et les statuts et règlement intérieur de l’organisation, l’union locale ne pouvait que recourir à l’usage de ses prérogative régissant le question disciplinaire pour mettre fin à ces actes de nuisance et c’est là que des sanctions disciplinaires ont été prises contre les six contrevenants. « . Concernant la grève de la faim initiée par ces syndicalistes suite à leur exclusion par l’Union locale, les conférenciers accusent ces derniers de vouloir noyer la question majeure à savoir l’ouverture des négociations sur la plate forme de revendications.  » Spontanément à cette action perverse, les autres membres de la coordination jalousement attachés à leur cahier de revendication ont entamé une grève de la faim depuis le 10 avril dernier « . Une action qui a suscité la solidarité de l’ensemble des travailleurs de la wilaya, en témoigne ajoutent les syndicalistes de l’union de wilaya, la marée humaine qui a déferlé dimanche, sur le District Naftal qui vit selon l’Union locale  » un véritable drame humain  » vu la situation très préoccupante des grévistes de la faim dont  » l’état se dégrade de jour en jour « .

A.C.

Partager