Le ministère de l’Enseignement supérieur a lancé officiellement, vendredi passé, un sondage d’opinion relatif au «renforcement de l’utilisation de l’anglais dans l’enseignement supérieur». C’est ce qui est indiqué dans une correspondance officielle datée le 2 juillet 2019 et adressée aux établissements universitaires.
Selon ce document, le sondage en question s’adresse à toute la communauté universitaire. Les résultats du premier jour ont révélé que 95% des personnes sondées sont favorables à la promotion de la langue de Shakespeare. C’est le ministre Tayeb Bouzid qui a publié sur sa page Facebook les résultats du sondage au premier jour, dont on notera que 95% sont pour la promotion de la langue de Shakespeare tandis que 5% sont contre.
Selon certaines informations, plus de 33 000 personnes ont participé à ce sondage lancé à l’occasion du 57e anniversaire de l’indépendance du pays. Celui-ci, faut-il le souligner, se poursuivra jusqu’à jeudi prochain, en attendant la publication des résultats finaux. «Le sondage du ministère de l’Enseignement supérieur ressemble au référendum du 8 avril 1962», a publié sur sa page Facebook le Dr Abdelhafid Milat, coordinateur national du Conseil national des enseignants du supérieur (CNES).
Rappelons, toutefois, que le premier responsable du secteur avait annoncé, jeudi dernier, qu’ «en prévision de l’ouverture du dossier du renforcement d’utilisation de l’anglais en milieu universitaire à l’étude et au débat, une plate-forme numérique sera mise à la disposition de la communauté université en particulier et aux citoyens en général pour exprimer leurs points de vue».
Afin de permettre à un grand nombre des membres de la communauté universitaire de s’exprimer, le ministre avait appelé les directeurs des établissements universitaires à diffuser le lien du sondage (http://www. mesrs. dz/poll) sur les sites web des universités mais aussi les pages Facebook de ces établissements. Le ministre a expliqué, dans ce cadre, que des orientations ont été données aux recteurs des universités «pour prendre toutes les mesures et techniques afin de réussir ce processus».
D’après le ministre, ce dossier sera présenté prochainement pour étude et débat.
L. O. CH.

