La polyclinique de Bouhamza sise au chef-lieu communal est en bute au problème de sous-équipement qui amoindrit considérablement les prestations prodiguées aux usagers de la santé. En effet, les habitants de cette circonscription rurale relèvent une litanie de carences qui les obligent à se déplacer vers d’autres communes pour une prise en charge adéquate. Le manque de point d’urgence (PU), revient comme un leitmotiv dans la bouche des habitants. «Le PU est un service on ne peut plus indispensable pour une circonscription aussi enclavée et excentrée par rapport aux autres pôles urbains comme la nôtre», plaide Nacer, résident à la périphérie du chef-lieu communal. «Si vous tombez malade après 17h, renchérit un autre citoyen de Bouhamza, il faut rallier Akbou ou Seddouk sur des dizaines de km pour trouver un médecin». Par ailleurs, l’absence d’une maternité rurale au sein de cette polyclinique se fait cruellement sentir et les parturientes sont contraintes de s’en aller par monts et par vaux pour pouvoir accoucher dans des conditions optimales de sécurité. «Nos multiples requêtes, aussi bien que celles de nos administrés, n’ont pas été suivies d’effet. La tutelle a toujours avancé l’argument de l’insuffisance du nombre des natalités dans notre région pour justifier son refus», nous dira désappointé le P/APC de Bouhamza.
N. Maouche
