Emouvant hommage au défunt Saïdj Essaïd

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A l’occasion du quarantième jour de la disparition tragique et précoce de Mr Saïdj Essaïd, ex-président de l’assemblée populaire communale des Ath Si Youcef, un poste qu’il a occupé de 1991 à 1997, avant de reprendre son travail à la CNAS de Tizi-Ouzou dés la fin de son mandat. L’APC de Assi Youcef a tenu à rendre un vibrant hommage à celui qui fut, de l’avis de ceux qui l’ont connu, le serviteur de tous les villageois de sa commune. Après avoir déposé une gerbe de fleurs sur la tombe du défunt et lu la fatha, les villageois et les nombreux amis du défunt se sont retrouvés à l’école primaire pour honorer la mémoire du défunt et se remémorer la période ou feu Saidj fut maire de la localité. Son abnégation, son attachement et son amour de la patrie furent contés par ses compagnons et ceux qui l’ont connu. Les nombreux intervenants ont souligné d’un trait gras l’intégrité de l’homme, son humanisme et son engagement dans le développement de la localité. M Mouzaoui, un ancien combattant, reconnaîtra dans une intervention pleine d’émotion : «Saïdj était un homme loyal, intègre et propre. Il s’est consumé tel un cierge au service de son prochain et de sa commune. Nos jeunes doivent suivre son exemple». A signaler que les proches de Essaïd n’ont pas pu prononcé un mot tellement l’émotion était vive. Certains d’entre eux ont carrément éclaté en sanglots. Pour sa part l’actuel P/APC, M. Benbelkacem avouera : «Malgré la différence de nos points de vue et de nos idéaux, nos objectifs sont restés les mêmes : servir et faire avancer la roue du développement dans notre localité. S’était de l’opposition constructive et positive. En le côtoyant j’ai beaucoup appris de lui. De son vivant je lui demandais son avis et il s’est toujours montré disponible. Il ne savait pas dire non. Le jour où j’étais élu à la tête de l’assemblée, il m’avait dit et je ne l’oublierai jamais qu’«un maire c’est comme un mort. Les citoyens l’accompagnent jusqu’à son siège et ils le laissent comme ils le font avec le mort jusqu’à sa dernière demeure. La seule différence et de taille, c’est qu’ils attendent beaucoup du maire et plus rien du mort». Inutile de signaler que l’émotion a atteint le point de non retour. L’ancien chanteur Ali Helli, gendre du disparu, a quant à lui, donné lecture d’un poème pour rendre hommage au disparu. Le croissant rouge de la localité a également tenu à décerner un prix à titre posthume à feu Saïdj pour sa participation et sa contribution aux actions humanitaires et caritatives organisé par le CRA. Pour clore, c’est la chorale de la localité qui a interprété la célèbre chanson Ayemma esber our ttru de Farid Ali, un chanteur de la région.

Hocine T.

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