Les résidents en médecine, chirurgie dentaire et pharmacie médecins ont décidé de réinvestir le terrain de la protesta.
En grève illimitée depuis le 28 février dernier, les médecins résidents se disent plus que jamais déterminés à aller jusqu’au bout de leurs revendications. En signe de protestation contre la non-prise en charge de leurs revendications pédagogiques, les médecins résidents compte observer aujourd’hui, un sit-in national, devant le siège du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. C’est ce qu’a annoncé le Dr Merouane Sid Ali, membre du Collectif autonome des médecins résidents algériens (CAMRA), contacté hier au téléphone. « Le ministre de l’enseignement supérieur n’a pas tenu ses engagements relatifs à la prise en considération des propositions des médecins résidents dégagés de la conférence des doyens, qui a eu lie vers la fin du mois dernier », a déploré le Dr Merouane Sid Ali qui ajoute qu’ « après deux mois de grève illimitée, rien de concret n’a été fait de la part des deux ministères, à savoir le ministère de l’Enseignement supérieur et celui de la Santé à ce jour ». Selon notre interlocuteur, un autre sit-in de protestation national sera observé demain, devant le siège de la présidence de la République.
« Au cas où nos revendications ne seraient pas satisfaites, les médecins résidents comptent boycotter les examens, donc il y aura une année blanche », a-t-il fait savoir. Aussi, ces manifestants comptent radicaliser leur mouvement de protestation en menaçant d’organiser une marche la semaine prochaine, dont la date et le lieu n’ont pas été encore arrêtés. Rappelons toutefois, que les médecins résidents ont boycotté les commissions installées par le ministre de la Santé de la Population et de la Réforme hospitalière, étant donné qu’aucune réponse favorable à leur plat-forme de revendications ne leur a été donnée. Les médecins résidents, faut-il le souligner, exigent la revalorisation de la prime de garde, la révision de leur statut, étant donné que l’actuelle mouture est opaque et ne répond pas à leurs attentes. Les médecins résidents réclament aussi, la mise en place d’un plan de carrière, un salaire digne et l’ouverture de postes budgétaires.
A rappeler que les médecins résidents revendiquent également « l’abrogation du service civil obligatoire auquel ils sont soumis durant une période allant de un à quatre ans, ainsi que la validation des formations spécialisées nationales et internationales effectuées par les résidents au cours de leurs cursus ».
L. O.

