Les agents de sécurité activant à l’APC de Lakhdaria ont toujours de pain sur la planche. En effet, l’institution de la commune vers laquelle afflue quotidiennement un monde fou, semble dépassée devant une demande de cette ampleur. Déjà en 2009/2010, au lancement des dispositifs PAI, CPE et autres, destinés respectivement aux diplômés des CFPA, universités, et instituts, il a fallu à Lakhdaria ouvrir quelques guichets à hauteur de l’ancienne mairie, pour que les visiteurs puissent bénéficier des pièces administratives. A la même période, il était question de créer une autre à Krichiche l’état civil étant sollicité non seulement par les 6 communes relevant de Lakhdaria, mais également par des personnes résidant hors daïra mais nées au chef-lieu. A la mairie, la tâche consistant à assurer l’ordre n’est pas des plus aisées. Abordé à ce sujet, un agent de sécurité explique que depuis l’introduction de l’extrait de naissance 12S, et du passeport biométrique, le nombre d’interventions au niveau des guichets pour maintenir l’ordre s’est multiplié par dix. Durant les premiers mois de l’année en cours, par exemple, les employés ont été mis à rude épreuve par quelques clients impatients, ce qui les a poussé signale-t-il, «à appeler les agents de sécurité pour débloquer les guichets». Les responsables locaux ont jugé alors bon d’installer un siège CNAC à l’intérieur des locaux de l’état civil, ceci pour permettre aux jeunes, de surcroît chômeurs, de ne pas débourser les frais de transport jusqu’à Bouira, et de suivre comme il se doit leur dossier. L’idée de rapprocher l’administration de l’administré été bien accueillie par la population. Toutefois, l’engouement qui était déjà trop éprouvant pour les agents de sécurité est devenu maintenant presque immaîtrisable. Dès que les agents réussissent à apaiser les esprits du côté des guichets de l’état civil, des plaintes se font entendre à l’endroit où activent les fonctionnaires de la CNAC. Des gestes sui se répètent plusieurs fois par jours.
A. Chérif
