« Des commis de l’Etat exercent, par excès de zèle, une certaine exclusion vis-à-vis de tamazight »

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Dans un communiqué rendu public, hier, le Haut commissariat à l’amazighité « dénonce d’une manière ferme et sans aucun équivoque le mépris des autorités de la wilaya de Guelma par leur absence à l’occasion de la tenue des journées d’études sur le patrimoine culturel et la réappropriation de l’identité amazighe (du 3 au 5 Mai 2011) ».

Les responsables locaux de la ville de Guelma, ont brillé par leur absence lors de l’ouverture des activités du colloque. Même les responsables de la culture, donc, le directeur de la culture et celui de la Maison de la culture ont boycotté ce colloque. Dans le communiqué signé au nom de l’institution, le HCA relève le désengagement d’un partenaire, lequel était « sensé s’investir pour la réussite du rendez-vous ». Sur un autre volet, le HCA ajoute dans son communiqué que, ses invités , universitaires pour la plupart « se sont retrouvés livrés à une cacophonie provoquée par les responsables de la direction de la culture ». Et d’ajouter, qu’aucune considération n’ a été témoignée aux invités, voire même, à des responsables institutionnels. « L’allocution d’ouverture s’est faite sans le discours de bienvenue des responsables locaux », relève encore le communiqué qui souligne que cette défection délibérée « démontre qu’il subsiste encore des commis de l’Etat qui exercent, par excès de zèle, une certaine exclusion alors qu’ils sont sensés traduire la volonté politique des hautes instances de l’Etat pour la réhabilitation de l’amazighité de l’Algérie».

Cette ultime dénonciation vient dans un contexte politique de relance du débat sur la révision de la Constitution ordonnée par le président de la République, précise le HCA dans son communiqué. A ce propos, il demande « davantage d’efforts pour une réelle réhabilitation et promotion de tamazight, identité langue et culture ». « Le dossier de l’amazighité est l’affaire de tous ! », rappellent-ils , car pour les responsables du HCA « Le travail institutionnel doit se faire sur l’ensemble du territoire national avec l’implication directe et engagée des ministères et des wilayas ».

M. Mouloudj

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