Le court métrage Rapt sera projeté ce vendredi au festival de Cannes sans son réalisateur, Sofiane Bellali, qui s’est vu refusé son visa. «C’est aberrant !», nous dira tout simplement ce dernier, rencontré hier. «Vous n’avez pas fourni la preuve que vous disposez de moyens de subsistance suffisants pour la durée du séjour envisagé ou de moyens pour le retour dans le pays d’origine ou de résidence, ou pour le transit vers un pays tiers dans lequel votre admission est garantie, ou vous n’êtes pas en mesure d’acquérir légalement ces moyens». C’est la formulation qui a été notifiée sur la lettre de refus de visa adressée à l’intéressé. Une raison «qui ne tient pas la route», dira Sofiane Bellali, qui n’a pas caché sa frustration. Il se dit «outré», ceci dans la mesure où, affirme-il, «toutes les conditions financières et autres ont été accomplies» par ses soins. Rappelons que Rapt est un court métrage réalisé en kabyle et sous titré en français. Il traite d’un thème d’actualité relatant l’histoire du kidnapping d’un enfant issu d’une famille bourgeoise. Le jeune réalisateur, Sofiane Bellali a, en outre, à son actif, d’autres réalisations dont un long métrage de 112 minutes intitulé City.
M. O. B.

