Bouira : Sit-in des architectes devant le siége de l’OPGI

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Les architectes de la wilaya de Bouira reviennent à la charge, après avoir entrepris un sit-in devant le siége de la wilaya la semaine dernière, cette fois-ci, c’était le siége de l’OPGI de Bouira, qui a été le théâtre de leur action de protestation.

En effet, hier- matin, vers les coups de 8h, une cinquantaine d’architectes se sont donné rendez-vous devant les locaux de l’OPGI, afin d’y bloquer l’accès. Une affiche a été installée à l’entrée, ou il y avait inscrit “s’abstenir de participer aux concours d’architecture à lancer, et ne pas déposer les rendus pour les concours déjà lancés, jusqu’à nouvel ordre’’.

Un responsable de la délégation des architectes de la wilaya de Bouira expliquera :  » On est là dans le but de faire entendre notre voix et dire halte au mépris des autorités, qui nous considèrent comme des valets. Ils se servent de nous, ils nous manipulent à leur guise, et quand ils en ont terminé ils nous traitent comme des moins que rien, c’est honteux ! A la date du 15 du mois en cours, nous avons transmis une lettre de revendications au DG de l’OPGI, dans laquelle, on a fait part de nos préoccupations concernant : l’application du cahier des charges en cours de lancement, la priorité du droit au travail pour les architectes de la wilaya, et surtout, l’application de l’instruction du ministre de l’habitat, concernant la maîtrise d’œuvre pour tout programme inférieur ou égal à 50 logements « .

Et ajoutera :  » A propos de ce dernier point, je tiens à rappeler que l’arrêté ministériel concernant la détermination des projets de logements publics locatifs, devant faire l’objet d’un concours d’architecture, stipule clairement en son article 02, que les projets de logements publics locatifs à gestion centralisée sont d’une taille dépassant les 50 unités. Au niveau de l’OPGI de Bouira, c’est tout l’inverse de cet arrêté qui se déroule, les architectes locaux sont marginalisés au profit d’autres confrères peu scrupuleux, qui vont à l’encontre de toute déontologie et tout respect de la profession « . Pour rappel, ces mêmes architectes ont introduit une demande d’audience auprès du premier magistrat de la wilaya, dans l’intention de l’alerter sur la situation précaire de cette profession. A ce jour, aucun contact direct ou indirect n’a été entrepris avec les ‘’artistes’’ comme ils aiment se définir.

Enfin, il est à noter qu’à l’heure où nous mettons sous presse, aucun repentant ni de l’OPGI ni un autre officiel de la wilaya n’a daigné entrer en contacte avec les protestataires.

Ramdane B.

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