Un nouveau point de départ entre les deux pays

Partager

 » La France doit renforcer ses relations économiques avec l’Algérie, pour faire face à la concurrence italienne et chinoise.  » a déclaré M. Pierre Lelouche, le secrétaire d’Etat chargé du commerce extérieur, lors du forum de partenariat Algérie-France, qui s’est ouvert hier, à Alger, avec la présence de 540 entreprises dont 380 algériennes, et 160 Françaises

M. Lelouche a indiqué que la France est le premier fournisseur de l’Algérie, avec une part de marché qui reste importante de 15,7%, mais qui tend à se réduire face aux concurrences italienne et chinoise.

De ce fait, celui-ci a mis en exergue l’importance de renforcer les relations économiques avec l’Algérie. Ajoutant que  » la France n’est pas comme les autres pays, nous transférons les technologies et le savoir- faire « .

Le secrétaire d’Etat a précisé également l’intérêt que porte la France pour le développement économique en l’Algérie  » les entreprise française sont aux côtés de 500 PME algériennes dans différents domaines à savoir l’agriculture, l’énergie, l’environnement et l’équipement médicale et d’autres  » a-t-il souligné.

Quant à Jean-Pierre Raffarin, l’ancien Premier ministre français, ce forum à des dimensions géopolitiques, vu la compétition des continents  » nous sommes au cœur de cette compétition, l’Europe a besoin de l’Afrique  » a-t-il dit. Indiquant que les deux peuples ont une revendication commune à savoir la création davantage des postes d’emplois. Celui-ci a estimé notamment que la France veut une stratégie à long terme, qui est plus positive  » nous voulons d’un partenariat gagnant gagnant « . Ces paroles ont été appuyées notamment par le ministre du Commerce, Mustapha Ben Bada qui a révèlé que ce forum est une occasion de renforcer les relations économiques et industrielles entre la France et l’Algérie, qui ambitionnent pour qu’ils deviennent un système commercial multilatéral, mais selon le ministre cela ne se fait que par  » la promotion des exportations hors hydrocarbures « . Dans le même ordre d’idées, Ben Bada a estimé que, les coûts des échanges commerciaux en terme d’exportation entre les deux pays, sont passé de trois milliards de dollars en 2003 à six milliards de dollars en 2010.

En effet, selon le ministre, l’Algérie vise à dépasser les relations économiques qui sont dans la logique classique, en exigeant aux entreprises étrangères le passage du savoir- faire, afin d’inculquer la culture d’exportation.

Opinion partagée également par Abedlkrim Mansouri, le DG de l’agence nationale du développement de l’investissement qui a souhaité que ce partenariat sois équilibré en transférant les nouvelles technologies.

Dans le même sillage, Mohamed Benmeradi le ministre de l’Industrie, de la PME et de la promotion de l’investissement qui a affirmé que ce forum consititue un point de départ d’un partenariat plus efficace et fort entre les deux pays  » la forte participation des entreprises, des deux côtés est une occasion très forte et donne une nouvelle dynamique pour ce partenariat « . D’autant que l’avancée des dossiers économiques entre les deux pays est « bonne « , en référence à la reconduction de l’accord de cadre de coopération nucléaire faite avec l’entreprise française TOTAL, qui est prévu lors de ce forum.

Selon ce dernier, ce forum est une occasion pour évaluer le travail du comité et du suivi pour le développement des partenariats et des projets d’investissement algéro-français mis en place, fin 2010 à savoir ; Total-Sonatrach, Renault et Gica-Lafarage, Alstom-Ferrovial-EMA, Sanofi-Aventis, Saint Gobain-ALVER.

Samira Saïdj

Partager