Aïn El Azra est un hameau qui surplombe la brettelle joignant Aomar à l’autoroute Est-Ouest. En un temps très court la démographie a explosé ce qui a engendré un élargissement des espaces de constructions d’habitations vers les terres avoisinantes. Parmi les citoyens qui se sont déplacés, avec leur familles vers ces terres, Ali, marié et père de deux enfants, exerçant à la maison de jeunes de Aomar, ne regrette pas de s’être établi à Azaghar, mais, néanmoins, il se plaint de la situation qui y prévaut, « cela fait 20 ans que j’y suis, mais il n’y a toujours pas d’électricité », dit-il. Il n’y a pas que ce fonctionnaire qui ne bénéficie pas de l’électricité 10 autres membres de sa famille, installée à côté de lui, vivent le même cas. A la question de savoir comment il se débrouille pour éclairer sa demeure, celui-ci répond, sur un air désolé que « parfois, c’est le voisin qui me donne un fil et d’autres, on utilise les bougies ». Pour lui, il n’y a point de raison pour que Sonelgaz n’étudie pas la question, car, dit-il, les 36 familles implantées à Azaghar ont construit pas moins de 60 maisons, et les familles sont en mesure de faire face aux coûts du branchement. Pour l’heure, les 36 familles, y compris celle de Ali, sont déçues du peu d’intérêt accordé à leur demande par l’APC de Djebahia dont elle relève administrativement leur hameau. Il y quatre mois environs, Ali et une autre personne ont été désignés pour exposer leur problème à l’APC, mais, dit-il, «on nous a même pas reçus !» Cependant, les 36 familles n’ont pas baissé les bras, puisque le 20 mai de l’année en cours, une nouvelle pétition a été signée et adressée par les plaignants à la wilaya, la daïra et l’APC.
A. Cherif
