« Lors de la venue prévue très prochainement du ministre des Travaux publics, je ne lui parlerai pas de la pénétrante. Je demanderai plutôt la réalisation du dédoublement de la RN 26 dont les usagers souffrent le martyre et la réhabilitation des chemins communaux dont les études prévoient un budget global de 1.250 milliards de centimes, deux projets qui sont des priorités à mes yeux «
C’est la déclaration faite par Hamou Ahmed Touhami, wali de la wilaya de Béjaia, lors de la session extraordinaire de l’Assemblée populaire de wilaya tenue mardi dernier. Apparemment, ce dernier ne croit plus à la réalisation de cet important projet de pénétrante autoroutière dont la lenteur bureaucratique a fait réagir maintes fois le président de l’APW qui a été approuvé dans ses inquiétudes par le wali lui-même lors de la rencontre avec les élus et la société civile qui eut lieu en janvier dernier à la Maison de la culture. Proposé par la commission mixte élus-administration, le projet de la pénétrante autoroutière devant relier Béjaïa à l’Autoroute est-ouest a vu son appel d’offres lancé en 2009 et l’avis d’attribution provisoire du marché paraître dans la presse en février de l’année dernière. Depuis, ce fût le black-out total jusqu’au 28 avril dernier, jour où la commission nationale des marchés a visé l’étude de ce projet.
Il a fallu plus d’une année à la dite commission pour enfin libérer ce projet, lenteur qui a fait perdre espoir à la population et aux responsables locaux aussi, en atteste cette déclaration du wali qui envisage de demander au ministre la réalisation d’un dédoublement car la pénétrante autoroutière ne risque pas de se réaliser de sitôt pour ne pas dire jamais. L’étude a été officiellement confiée à un bureau d’études Sud-coréen qui devrait terminer le travail, selon le cahier des charges, d’ici le début du deuxième trimestre de l’année prochaine. Une fois l’étude achevée, le chantier sera entamée et les délais de réalisation seront de trois années, c’est-à-dire que, s’il n y a aucun problème d’ici là les automobilistes emprunteront cette Autoroute au début de l’été 2015. Tout cela est théorique mais dans la pratique, c’est tout autre. N’a-t-on pas attendu deux années depuis sa proposition pour voir le projet approuvé par la commission nationale des marchés ? Cette future Autoroute prévue sur un itinéraire d’une centaine de kilomètres avec trois tunnels pour la traversée de Sidi Aich et cinq échangeurs pour les principales agglomérations, partira de Béjaia pour aboutir à El Adjiba dans la wilaya de Bouira.
Cet important projet, un fois réalisé désenclavera la wilaya de Béjaia et la rattachera aux autres contrées du pays,par conséquent au schéma de développement national, chose vitale pour la région, sachant que le port de cette dernière risque l’asphyxie dans le cas contraire. Mais il y a certainement un écart large comme une Autoroute entre les projets et les réalités concrète.
A. Gana

